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Le chef de l’Etat salue la décision de son prédécesseur de ne pas siéger à l’Assemblée nationale. Macky Sall estime que Abdoulaye Wade peut continuer à inspirer ses partisans et le pays.

Me Abdoulaye Wade a décidé de ne pas siéger comme député de la 13ème Législature. Par consé­quent, il ne sera pas demain à l’Assemblée nationale pour l’installation des députés élus le 30 juillet dernier. Un choix que salue Macky Sall qui semble rappeler la posture d’ancien chef d’Etat de Me Wade. «Je ne regrette pas que le Président Wade n’ait pas siégé à l’As­semblée nationale», a déclaré Macky Sall hier sur Rfi. Selon lui, la tête de liste de la Coalition gagnante/Wattu senegaal, «peut continuer à donner de l’inspiration à ses partisans et même au pays sans siéger à l’Assemblée nationale». Le chef de l’Etat a également réitéré son appel au dialogue avec l’opposition qu’il avait formulé le jour de la Tabaski. «Je souhaite qu’au-delà de l’adversité politique qui ne peut pas manquer, que l’essentiel soit dans le développement du pays et qu’on ne perde pas de temps. Nous avons besoin de nous parler puisque nous avons forcément des sujets qu’il faut régler avant d’aller à l’élection présidentielle», invite-t-il.
Ces questions, pour lui, s’appellent le Statut du chef de l’opposition et la réglementation de la participation aux élections. «La question du Statut du chef de l’opposition a été posée au niveau de la Constitution. Maintenant, il faut discuter et en définir les modalités. Il faut également réglementer la participation aux élections. On a vu le désordre qui avait eu lieu aux dernières Législatives avec 47 listes. Il ne faudrait pas qu’on se retrouve avec une cinquantaine de candidats à l’élection présidentielle de 2019. On ne pourra pas voter correctement», indique le Président Sall, appelant les acteurs politiques à une discussion «en toute responsabilité et en démocrate».
Ces deux questions, en plus du fichier électoral, seront sans doute les points cruciaux dans les mois à venir. Et ce sera avec le remplaçant de Abdoulaye Daouda Diallo à la tête du ministère de l’Intérieur, en l’occurrence Aly Ngouille Ndiaye.
bgdiop@lequotidien.sn

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