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Serigne Mbaye Thiam prend la parole. Un candidat socialiste à la Présidentielle, comme le réclament Khalifa Sall et Cie, cela ne peut être un «dogme». Le chargé des Elections du Ps révèle que c’est pourtant le même chargé de la Vie politique qui avait arrêté le processus électoral pour le choix du secrétaire général en 2014 de façon «illégale». Dans cette guerre des nerfs, il estime que ceux qui contestent les décisions du parti devraient «s’auto-récuser» de participer aux réunions. Au nom de «l’éthique». L’homme de Keur Madiabel porte, dans cette première partie des Marches du Quotidien, la casquette politique. En attendant le costume bleu du ministre de l’Education.

En tant que chargé des élections du Ps, quelle lecture faites-vous du conflit entre la direction du parti et le groupe de Khalifa Sall ?
A mon sens, il ne devrait pas y avoir de conflit. Lorsqu’on est dans une organisation, on doit avoir des règles de militer ensemble, de vivre ensemble… La règle, pour toute association politique, c’est celle de la majorité. Donc, si vous avez la liberté d’exprimer votre opinion et que vous en référez à vos mandants qui vous disent qu’on a choisi de prendre une telle décision, elle doit être prise. Si tout le monde respecte cela, il ne peut pas y avoir de conflit.

Pourtant les autres se basent sur cette règle dite de la majorité pour contester les décisions de la direction du parti qui, selon eux, ne respecte pas les décisions de la base…
Je cite un exemple relatif à notre participation aux élections législatives prochaines. Nous avons décidé en Bureau politique, sans objection, de consulter les instances de base du parti. Le Ps compte 138 coordinations avec des organes et des instances. Il y a le bureau qui compte à peu près 150 personnes par coordination, la Ca (Commission administrative) qui est une sorte de parlement ou d’assemblée générale de la coordination. Chaque section envoie des membres proportionnellement à sa représentativité dans la coordination. Nous l’avons consolidé et la majorité, à plus de 90%, décide que le parti doit aller aux Législatives dans le cadre de Benno bokk yaakaar. En 2009, lors des élections locales qui ont permis à certains d’avoir des positions, nous avions fait la même chose pour la liste de Benno siggil senegaal.

Et vous aviez gagné la mairie de Dakar…
Oui, mais avec d’autres mairies. A l’époque, avec Benno siggil senegaal, on s’était partagés les rôles tacitement parce qu’on ne connaissait pas les rapports de force. On avait dit que la Ville de Dakar et Guédiawaye étaient pour le Ps, la Ville de Pikine et le Conseil régional de Dakar à l’Afp. Donc, il y avait un modus vivendi.

A Vélingara justement, samedi dernier, vous avez déclaré : «Le terrain politique, ce n’est pas la Corniche ni Sacré Cœur ni Mermoz.» Vous faites allusion à qui ?
J’ai toujours dit, en rendant compte des résultats de cette consultation le 21 octobre 2016, qu’il y avait un décalage énorme entre le brouhaha médiatique et la réalité des forces politiques sur le terrain. Les militants de Vélingara ont la même dignité que ceux qui sont à Dakar. Vous-même, en observateur politique, en âme et conscience, vous savez où se trouve la majorité. Ici, à Dakar, il n’y a pas une unanimité derrière une ligne. Les coordinations de Dakar plateau avec Alioune Ndoye, de Biscuiterie avec Doudou Issa Niasse, Grand Dakar avec Jean Baptiste Diouf, Cambérène avec Amadou Samba, ne sont pas sur une certaine ligne.

Vous faites toujours dans l’allusion. Pourquoi vous évitez de nommer Khalifa Sall ?
Je ne fais pas d’allusion.

Mais c’est lui qui anime l’autre tendance.
Quand il s’est agi de citer des gens, je l’ai fait, y compris lorsqu’ils sont présents à la réunion de Bureau politique.

Et l’affaire Bamba Fall ? On accuse la direction du Ps de vouloir liquider des proches de Khalifa Sall…
Moi, je connais l’affaire d’une agression lors d’une réunion de Bureau politique le 5 mars 2016. Une instance qui se réunissait dans une salle autour de la table. Des gens extérieurs à l’instance, ont jeté des pierres avec des coupe-coupe, brisant les vitres et, ensuite, envahissant la salle. La table de réunion a été réduite en débris pour accéder aux gens qui étaient au fond. J’étais dans la salle. Ce que les gens ont vu, c’est-à-dire les chahuts, les jets d’eau et de sable à l’entrée, ce n’était rien par rapport aux incidents dans la salle. Au début, la presse parlait de bataille rangée mais les gens sont revenus sur ce terme. Il n’y avait pas de bataille rangée. Le scénario est que les gens se réunissaient et que d’autres les agressaient. Cette affaire doit être tirée au clair.

Vous voulez dire qu’on a échappé au pire ?
Absolument ! Je ne suis pas le seul à le dire. Pour le citer, Khalifa Sall- et je l’ai dit dans une émission- avait dit qu’il y aurait pu y avoir mort d’homme et que c’est la première fois qu’il voyait cela. Ces propos sont sur le net. Cela veut dire que c’était une situation extrêmement grave. J’étais dans la salle et j’ai été informé des agissements avant de venir.

Et la responsabilité du maire de Dakar dans cette affaire ?
Ce n’est pas à moi de la situer. Il faut respecter la présomption d’innocence. Même ceux qui sont inculpés et placés sous mandat de dépôt sont présumés innocents. Mais s’ils sont là, c’est parce que la police est allée plus loin que des soupçons. Je ne sais pas comment l’enquête s’est déroulée.

Le Bureau politique, dans sa résolution du 6 mars, a parlé de nervis alors que ce sont des responsables socialistes qui ont été arrêtés…
Nous avons porté plainte contre X. Lorsqu’il y a une agression de la sorte, les coups viennent de partout, vous ne pouvez pas de façon précise identifier les gens. Maintenant, c’est la police qui a mené les enquêtes, et transmis le dossier au procureur qui pense que c’est suffisamment grave pour que le dossier atterrisse sur la table du juge d’instruction.

Le X est devenu X socialistes…
Non, X est devenu le X que les recoupements ont permis de dire que d’une façon ou d’une autre, des gens sont impliqués.

On a reproché à la direction du parti de n’avoir pas privilégié la solution à l’interne…
Vous savez, le 6 mars, on a continué la réunion du Bureau politique et les gens ont demandé qu’on porte plainte. On ne l’a pas fait pour que des camarades soient inquiétés mais pour la manifestation de la vérité. Il faut faire le deuil de cette histoire d’agression. On dit qu’il n’y a pas mort d’homme. Fallait-il attendre qu’il y ait mort d’homme ?

Que des problèmes politiques soient réglés dans la violence ne prouve-t-il pas qu’il y a des contradictions fondamentales au Ps ?
Ces contradictions, il faut les régler par la discussion et par la règle de la majorité. La violence, c’est l’arme des faibles. Aujourd’hui, l’opinion reconnaît que la violence venait d’un seul côté.
D’aucuns estiment que Tanor et un groupe au sein du Ps ont caporalisé le parti au détriment de certains détenteurs d’ambitions comme Khalifa Sall ou Me Aïssata Tall Sall…
Lorsqu’on allait au Congrès de 2014, on avait lancé un appel à candidatures pour le poste de secrétaire général. Il y avait une candidature concurrente à celle de Tanor. Une autre personne pouvait faire acte de candidature.
C’est cette personne qui a suspendu le processus. Vous l’avez annulé avec votre fameux communiqué. Rappelez-nous un peu ce moment du Congrès de 2014.
C’était une décision qui a été prise par les instances du parti en validant les deux candidatures. Le processus avait démarré. Aucune personne, compte tenu de sa position, n’avait le pouvoir d’arrêter ce processus. J’ai fait le communiqué pour indiquer que le vote se poursuivait.

Mais le communiqué de Khalifa Sall, c’était pour dire que l’élection se poursuivait avec Tanor, non ?  
En tout cas, quand j’ai sorti le communiqué pour dire que le vote se poursuivait, si une candidature se retire, le candidat doit écrire pour se retirer. Le vote s’est poursuivi avec deux candidats. C’est Khalifa Sall, au congrès, qui est monté sur le podium pour donner les résultats et déclarer que Tanor est le secrétaire général du parti avec ce vote. Le vote s’est poursuivi. Les résultats qu’il a donnés comprenaient le vote de toutes les coordinations.

Mais dans les statuts du parti, le secrétaire à la Vie politique est devant le secrétaire chargé des Elections. Donc, pourquoi vous avez décidé d’annuler cette décision de Khalifa Sall ?
Parce que c’était illégal. C’est tout !

Et vous ne l’aviez pas dit à l’époque ?
Mais je l’ai dit. Le lendemain, on a sorti un communiqué qui a sanctionné cette réunion-là pour dire que le vote se poursuivait avec les deux candidats.

serigne-mbaye-thiam_0087Les divergences d’aujourd’hui datent-elles de ce congrès ?
Non, pourquoi ? Mais si le vote doit se poursuivre avec un candidat, c’est l’instance qui avait décidé qui doit le faire.

Le secrétaire à la Vie politique avait jugé que la poursuite de cette élection menaçait l’unité du parti…
Moi, je vous demande seulement de vous rapporter au communiqué qui a été fait le lendemain et qui nous engage nous tous qui étions là-bas, y compris Khalifa Sall.

Khalifa et les autres ont décidé d’avoir une liste pour les Législatives de 2017. La direction les qualifie de «dissidents», de «fractionnistes»? La conséquence, c’est de les exclure, non ?
Est-ce qu’on a besoin de les exclure ? Laissez-nous aussi le soin de définir notre stratégie. Eux sont en train de travailler pour leur liste. Je pense que si vous avez des repères éthiques, vous devez à un moment donné vous auto-récuser de participer à ces réunions.

Etes-vous conscients de l’image que vous renvoyez auprès de l’opinion ?
Bien sûr que ce n’est pas une situation qu’on aurait voulue. Mais quand une personne vous dit que quelle que soit la décision que vous prendrez sur le plan de la majorité ou autre, elle ne peut pas s’y conformer, vous ne pourrez pas trouver un terrain d’entente avec cette personne-là. Pour le référendum, la majorité des responsables et des militants avait décidé de voter «Oui» et les résultats l’ont montré. Pour les Législatives, la position majoritaire, c’est d’aller avec Benno bokk yaakaar. Vous vous souvenez qu’en 2007, avant le boycott, on avait déjà déposé les listes au niveau du ministère de l’Intérieur. Ces personnes qui refusent aujourd’hui que le Ps aille en coalition, pourtant leurs noms figuraient sur cette liste-là.

Une coalition qui devrait se poursuivre jusqu’en 2019 ?
Comme nous l’avons fait pour les élections législatives, comme nous l’avions fait en 2009, lorsque 2019 sera une question posée, nous allons consulter encore les militants du parti.
Pour la première fois, il est possible que le Parti socialiste n’ait pas un candidat à une élection présidentielle…
Vous voulez dire un candidat socialiste. Parce que dans tous les cas, tout parti politique qui participe à une élection, même en coalition, a un candidat. Bon, je pense qu’il faut avoir une lecture lucide de cette question. Moi j’avais dit quand le débat s’était posé en 2013 ou 2014 qu’il y a deux dogmes à éviter : le premier dogme c’était en réponse à nos partenaires de l’Apr qui nous disaient : «On vous somme de vous déterminer pour 2017.» Je leur avais dit à l’époque, ce n’est pas un dogme de dire que parce que vous êtes dans la coalition avec nous, vous gouvernez avec nous, vous n’aurez pas de candidat. C’est un manque de respect vis-à-vis  du Parti socialiste. Mais de la même façon, ce n’est pas un dogme aussi de dire que parce que c’est le Parti socialiste qui a amené le pays à l’indépendance, qui a gouverné 40 ans, il doit obligatoire avoir un candidat socialiste. Sinon pourquoi aux Législatives de 2012 et aux Locales de 2009, puis de 2014, le Ps n’a pas eu sa liste ? Dakar étant la capitale ou Pikine la ville la plus peuplée, le Ps n’a pas eu son candidat ? C’est parce qu’on a analysé la situation objectivement et on a pris une décision conforme aux intérêts de notre parti et aux intérêts du Sénégal. C’est le même raisonnement que nous aurons. Il faut avoir l’honnêteté de le dire : le Parti socialiste, du point de vue de sa force, n’est pas celui de 1988 ou de 2000. C’est la vérité.

Mais cela n’a pas empêché, entre-temps, Tanor d’être candidat ?
Mais on évalue. Je reviens sur la candidature de Tanor en 2012. Je ne sais même pas si je dois vous dévoiler quelque chose. En 2012, il était question de la candidature unique au sein de Benno siggil senegaal. C’est ce dogme-là qui est de dire parce qu’on est le Parti socialiste, on doit avoir un candidat et, c’est peut-être le même dogme qu’un autre parti avait (Ndlr : Afp), qui a fait qu’on n’a pas eu de candidat unique. Si on avait réussi en 2012 à avoir un candidat unique on aurait pu gagner les élections au premier tour. On est dans une situation qui est peut-être moins favorable dans l’exercice du pouvoir que si on avait gagné avec un candidat unique Benno siggil senegaal. Donc, il faut tirer les expériences de cela. Et à l’époque, ces camarades-là n’avaient pas défendu de façon véhémente une candidature du Parti socialiste comme candidat unique. Il y avait des ouvertures, je fais partie des camarades qui, à un moment donné, avaient dit à Moustapha Niasse et à Tanor : «Benno siggil senegaal ne se limite pas à vous et on peut vous écarter et trouver un autre candidat unique.» Des camarades dans le parti n’étaient pas pour cette solution.

Est-ce que vous insinuez, comme certains le disent, que Khalifa Sall n’a pas assez soutenu la candidature de Tanor en 2012 ?
Je ne fais pas de jugement d’opinion. Je n’ai rien de concret qui permet de le dire. Je l’ai vu tous les jours aller battre campagne au niveau de Dakar. Je ne me fonde pas sur des rumeurs, mais sur des cas objectifs.

On reproche à Serigne Mbaye Thiam de ne reposer sa politique que sur sa proximité avec Ousmane Tanor Dieng. D’aucuns disent que vous n’avez pas de base politique, que vous êtes parachuté ?
(Long silence. Long sourire). C’est difficile de parler de soi, non ? La première fois que j’ai rencontré Ousmane Tanor Dieng, c’est après 2000. Politiquement je veux dire. Une première fois, je l’avais vu en 1990. A l’époque, j’étais trésorier de la Fédération sénégalaise de football, du Cng. On devait conduire l’équipe nationale à Alger et il devait nous donner la contribution du chef de l’Etat. A l’époque, je n’étais même pas dans le Parti socialiste. Mais moi je suis né en 1957 à Keur Madiabel, dans un village sans eau ni électricité ni rien du tout. J’ai été admis au Prytanée militaire de Saint-Louis et j’ai eu une bourse pour aller en France parce que j’ai été lauréat du Concours général et pourtant je ne connaissais pas Tanor. J’ai fait mes examens pour entrer aux concours des grandes écoles après une année, là où il fallait peut-être 2 ans pour le faire. Je suis rentré et j’ai été recruté directeur financier du Port sur la base d’un appel à candidatures à moins de 30 ans. Après, j’ai été député à l’Assemblée nationale en 1998. Et en 1996, j’ai été vice-président du Conseil régional de Kaolack. Là aussi je ne connaissais pas Tanor. Donc, j’ai réalisé un certain nombre de choses sans la politique. Je ne fais pas partie des gens qui ont eu des choses dans la vie seulement par la politique. J’ai un cheminement, j’ai connu Tanor et j’ai travaillé avec lui dans l’opposition, de 2000 à 2012. Le 14 mars 2001, quand Abdoulaye Wade m’a reçu pour me proposer de quitter le parti- Moustapha Niasse venait tout juste de quitter le gouvernement- j’ai décliné son offre. Je lui ai dit que je considérais mon séjour dans l’opposition comme une opportunité d’enrichir ma formation politique personnelle. De 2000 à 2012, sans fanfaronnade aucune, mais aussi sans fausse modestie, j’ai fait partie de toutes les initiatives politiques, comprenez à un cercle très restreint quelquefois. Abdoulaye Wade a été sur la défensive à 3 reprises. La première fois, c’est quand on a décidé de boycotter les élections législatives de 2007. C’était la première initiative majeure de l’opposition avec les Yéro Deh, Ibrahima Sène et Dialo Diop avec qui j’ai travaillé sur ce schéma du boycott dans mon parti. Des gens dans notre parti n’étaient pas pour le boycott en 2007. Deuxième initiative politique où Abdoulaye Wade était sur la défensive, c’étaient les Assises. Avec les Yéro Deh, Ibrahima Sène et d’autres. Après avoir boycotté, on a eu une discussion avec des partis étrangers, notamment le Parti socialiste français, qui nous disaient : «Si vous boycottez, vous n’êtes pas à l’Assemblée et donc absents du jeu politique.» C’est à ce moment-là qu’on a réfléchi à un moyen d’être présents dans le jeu politique. On a rédigé les termes de référence des Assises et convaincu les leaders d’aller vers les Assises. Elles ont été un moment où l’opposition a occupé le débat politique au Sénégal. Troisième moment où Abdoulaye Wade était sur la défensive, c’est le 23 juin où je faisais partie du comité de coordination. Ce jour, à 7h du matin, j’étais sur la Place Soweto et je ne l’ai quittée qu’à 14h, évacué à Principal. J’ai fait mon combat politique, maintenant si on dit que je le dois seulement à Ousmane Tanor Dieng, les gens peuvent tirer les conclusions qu’ils veulent, mais c’est de bonne guerre qu’on le dit. Je suis fier d’avoir travaillé à côté d’un homme comme lui. C’est quelqu’un qui est rigoureux, méthodique et qui avait à cœur les problèmes du pays, aussi bien dans les Assises, dans Benno siggil senegaal et le 23 juin.

Quelles sont vos ambitions pour le parti ?
Ma première ambition, c’est de voir le Parti socialiste revenir au pouvoir parce que c’est une lapalissade de dire que quand vous créez un parti politique, c’est pour reconquérir le pouvoir.

Faudrait-il que le Ps participe à l’élection présidentielle ?
Non, pas nécessairement. Tout est question de stratégies. Le reste maintenant est une question de tactique, d’évaluation des forces sur le plan national, des dynamiques au niveau de la société, des alliances pour voir quel est le meilleur moment de reconquérir le pouvoir. Cette ambition est intacte en nous, que ça soit avec la génération plus jeune que Tanor ou celle qui vient après. Et ce n’est pas une affaire de personne, de Tanor ou de Serigne Mbaye Thiam. Parce que si on ne porte pas l’ambition présidentielle pour le parti, mais individuellement, on dit que c’est son temps pour se présenter, si ce temps passe, on risque d’être en retard.

Moustapha Niasse reconduit tête de la liste de Benno bokk yaakaar aux Législatives, est-ce une bonne idée pour vous?
Je pense que ces questions doivent être discutées au niveau des leaders pour voir le meilleur schéma possible, pour que tout le monde se retrouve dans la coalition pour avoir une dynamique unitaire. Je ne me focalise pas sur des personnes sur cette question-là. On a une législature où à l’actif de Moustapha Niasse, si on ne retenait que la traduction simultanée dans les langues nationales, cela suffit pour garnir une législation.

Vous voyez-vous secrétaire général du Ps après Ousmane Tanor Dieng ?
Je ne suis obnubilé par aucune fonction encore moins un poste. Si vous l’êtes, à la limite, vous devenez égocentrique. Vous penserez que tout se limite à vous et vous appréciez les décisions de votre parti en tenant compte de votre carrière. Si des camarades portent ma candidature et me font confiance, je ne me déroberai pas.

Est-ce que les textes du parti permettent la création de courants…
(Il coupe) Non, ça n’existe pas dans les textes du parti. Celui qui le dit serait bien inspiré de nous donner l’article qui organise la création de courants du sein du parti. Les textes permettent un débat démocratique dans le parti où chacun exprime son point de vue. A l’issue du débat, si c’est une réunion du Secrétariat exécutif national, on relève la majorité. C’est valable lors du Bureau politique, du Comité central ou d’une consultation au niveau national.

C’est pourtant ce que Khalifa Sall avait dit à l’émission Grand jury de la Rfm…
Celui qui dit que ça existe doit vous citer l’article. Vous êtes journaliste, demandez-lui l’article qui le prévoit ?

Et le cas Aïssata Tall Sall ?
Je n’ai pas de commentaire à faire sur ses absences. Au-delà d’être une camarade, Aïssata est une amie pour qui j’ai beaucoup d’affection. C’est elle qui peut dire si elle est toujours militante du Ps. J’aurais souhaité cheminer avec elle. Elle peut être utile au parti.

Que pensez-vous de la panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec ?
Les dispositions sont prises pour qu’il y ait des appareils de dernière génération. Donc, je m’en tiens à ce que ma collègue en charge du secteur a dit et à qui je manifeste ma solidarité.

N’est-ce pas du laxisme que d’en arriver à cette situation où il n’y a qu’un seul appareil, que les malades soient évacués au Maroc ?
Je pense que ce n’est pas une situation bien sûr qui est idéale. Mais je constate qu’au moins ça à l’avantage que les gens s’y intéressent parce que beaucoup de gens, à la limite, ne savaient pas qu’on avait un appareil de radiothérapie.

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