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Disciples de Cheikh Béthio Thioune, Serigne Saliou Tawfekh Mbaye et Serigne Saliou Khewal Mbaye ont mis ce 1er novembre, un tout nouvel album sur le marché. Intitulé Mbaye Wayal et composé 7 titres, cet album est pour ses auteurs, un bel adiya au Cheikh au sens où il célèbre, en ce mois de Safar, les guides mourides : Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul et Serigne Saliou Mbacké.

Après les 270 millions de francs Cfa d’adiya qu’il a reçu de sa femme Aïda Diallo, Serigne Saliou Tawfekh Mbaye et son frère Serigne Saliou Khewal Mbaye ont offert un autre adiya à Cheikh Bethio Thioune. Sorti sur le marché le 1er novembre 2017 et composé de 7 titres, l’album Mbaye Wayal est pour Serigne Saliou Tawfekh Mbaye et son frère Serigne Saliou Kheweul Mbaye, une sorte d’adiya à leur guide Serigne Bethio Thioune. En ce mois de Magal, c’est le moins que les deux frères thiantacounes ont trouvé pour faire plaisir à leur guide Cheikh Béthio Thioune. «Les 270 mil­lions remis à Serigne Betio ne nous surprennent guère. Il mérite même plus. S’il voulait un milliard à une semaine du Magal il l’aurait même… En sus des bœufs que nous lui offrons pour le Magal, nous sortons cet album. C’est notre participation, notre adiya», disent-ils.
Pour ces deux artistes et frères, le Magal est aussi une belle occasion de présenter leur album à leurs fans mourides. «Les fans nous suivent de partout, ils sont d’Italie, d’Espagne, ils nous écoutent partout en Europe, aux Etats-Unis. Le Magal est une occasion unique où tous les mourides se réunissent.»
Dans cet album, les deux frères talibés font l’éloge de Serigne Bethio mais aussi celui du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul et de Serigne Saliou, le 5e khalif des mourides. Ayant passé toute leur enfance à Khelcom dans le foyer religieux de Serigne Saliou, c’est tout naturellement que Tawfekh et Khewal ont senti l’obligation de rendre hommage à leur homonyme auprès de qui ils ont appris à mémoriser le Coran et bien d’autres leçons de la vie. «Contraire­ment aux jeunes qui ont des comportements indésirables, Serigne Saliou nous a inculqués de vraies valeurs de piété, de grandeur, d’humilité. C’était un homme bienveillant qui adorait discutait avec nous et qui aimait surtout nos noms. Il a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui», témoignent-ils.
Outre Serigne Saliou, Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul et Cheikh Bethio Thiou­ne, les deux jeunes chantent également d’autres noms connus dans la voie de la Mouridiyya tels que  Mame Cheikh Ibrahima Fall, Cheikh Adama Guèye, Cheikh Massamba Diarra Mbaye, Cheikh Babacar Thia­gane, Mame Thierno Ibrahima Fati… «Les chants religieux, c’est un héritage de notre maman Thiama Mboup et de notre papa El Hadji Cheikh Mbaye. Ce dernier était un grand auteur de chants religieux tidianes avant de rallier la Tarikha mouride. Il nous inspire tout comme d’autres grandes voix dans le domaine du chant religieux comme Saad-bouh Samb, Moustapha Mbaye, Modou Galass Mbaye…», confient-ils.
Mbaye Wayal est par ailleurs pour les deux Serigne Saliou, un moyen de conscientisation. En dénotent les titres : Rewmi (le pays), Pexem yalla mo gueune pexem nitt (Dieu, l’Omniscient) «Quand Dieu te confie une voix, il faut parler pour les sans-voix», soutiennent-ils. Gardant dans leur esprit la ferme ambition de hisser au sommet et dans une autre dimension, la musique religieuse. Plus loin même que là où Omaro l’a portée ! «Nous souhaitons qu’un meilleur sort soit réservé aux chanteurs religieux et qu’ils occupent une meilleure place.»
aly@lequotidien.sn

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