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Le chef de l’Etat a officialisé hier le report des Législatives au 30 juillet prochain. Initialement prévue pour le 2 du même mois, cette date n’avait pas agréé certains qui avaient dénoncé la coïncidence avec le Ramadan.

La nouvelle date de l’élection des députés est connue. «En application de l’article L.355 de la loi  2017-12 du 18 janvier 2017 portant code électoral, la date des prochaines élections législatives est fixée au dimanche 30 juillet 2017», lit-on dans le décret 2017-171 envoyé par le service de la communication du ministère de l’Intérieur. Cette décision présidentielle est-elle une réponse à Manko wattu senegaal qui a décliné son invitation à participer à une rencontre sur le processus électoral, qui devait se tenir hier, vendredi ? Lors de sa conférence de presse hier, cette coalition de l’opposition avait d’ailleurs demandé au chef de l’Etat de «fixer la date des élections législatives dans le respect du calendrier républicain». C’est donc fait, mais sans le principe de consensus annoncé par le ministre de l’Intérieur. Si la date initialement retenue, le 2 juillet, lors de la rencontre du 1er décembre entre le chef de l’Etat et Manko a fait l’objet d’un report, c’est parce que certaines voix s’étaient élevées pour dénoncer la coïncidence avec le Ramadan. Mais, des arguments juridiques aussi s’y étaient greffés. L’Alliance démocrati­que/Pencoo avait indiqué que «la décision du président de la République de tenir les élections législatives le 2 juillet 2017 est manifestement une violation flagrante de la loi électorale notamment en ses articles L.149 et LO.150 qui fixent l’échéance des pouvoirs de l’Assemblée (au plus tard le 30 juin de la cinquième année qui suit son élection) et la date ou période d’organisation de l’élection de la prochaine Assemblée qui doit impérativement intervenir entre les soixante (60) jours et les vingt (20) jours qui précédent l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée nationale». Moussa Tine et ses camarades avaient ajouté, en conséquence, qu’«une analyse fine et combinée de ces articles oblige le gouvernement à organiser les prochaines électives législatives entre le 28 mai et le 10 juin 2017». Ce qui offrirait, selon eux, «le double avantage de respecter la loi et de ne pas polluer le mois béni du ramadan par une campagne ou une période électorale astreignante».
hamath@lequotidien.sn

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