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Les feux tardifs survenus dans le parc Niokolo Koba ont causé de graves dégâts au campement du gué de Damantan, situé en bordure du parc Niokolo Koba. Le bilan est  lourd. Outre la perte du poste de transmission des agents chargés de la surveillance du sanctuaire classé patrimoine mondial  de l’Unesco, les locaux du campement éco touristique Gie des «Amis de la nature» ont été complètement réduits en cendres.

Emoi et consternation, voilà ce qui se lit sur le visage du président du Gie des «Amis de la nature». Mady Ndiaye rencontré, assène, atterré, «tout notre investissement est emporté par les flammes», se désole le président du Gie. Un feu d’une rare violence a surpris plus d’un et anéanti tous nos efforts consentis depuis 2008. Le cœur gros, il rappelle, «c’est en 2008 que nous avions mis en place ce campement  dont les flammes ont aujourd’hui fait disparaitre des fichiers du service du tourisme. Revenant sur le film du drame, Mady Ndiaye explique que «c’est ce vendredi aux environs de 17 heures, qu’un feu de brousse tardif  provenant du parc a atterri dans le campement, intensifié par les vents violents qui soufflaient à vive allure. Malgré que les abords du campement soient nettoyés, le feu a atteint les cases et, tout réduit en cendres. Rien n’a été sauvé», se désole Mady Ndiaye, président du Gie des Amis de la nature. Toutes les chambres, la cuisine, le préau, entre autres compartiments, détaille-t-il, ont été brulés par les flammes en furie. «Rien n’a pu être sauvé», lâche-t-il déboussolé.

Appel à l’aide d’urgence sollicité
Pour Mady Ndiaye, il faut qu’une aide d’urgence leur soit trouvée car, le campement a beaucoup contribué à freiner l’émigration clandestine dans la zone. «Ici, il n’y a pas beaucoup de possibilités d’offres d’emploi. De ce fait, le campement offrait un gros salut aux jeunes dans la zone. Plusieurs gosses s’y activaient quotidiennement et trouver de quoi ramener à la maison. Aujourd’hui qu’il est tout en cendres, c’est un gros problème», martèle le  président. Pour­suivant, il ajoute que «ce sera aussi un coup dur pour l’éco-tourisme car, les visiteurs n’auront plus d’endroit où séjourner. Dans cette zone, c’était le seul cadre d’accueil pour les touristes», rappelle Ndiaye. Il informe que le service régional du tourisme et les éléments du parc sont venus sur les lieux pour faire le constat et certainement rendre compte  aux autorités.
afall@lequotidien.sn

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