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C’est ce qu’on appelle marronnier : à chaque 8 mars le monde s’épanche sur le droit des femmes. Qu’en est-il réellement ? Y a –t-il eu des changements ? Voilà entre autres, autant de questions posées à l’Organisation internationale du travail.

Si le travail constitue un bon baromètre pour mesurer la place de femme, il n’en demeure pas moins le lieu qui enregistre le plus de disparités entre les sexes. Il faut d’emblée retenir que pour dix hommes ayant un emploi, seules 6 femmes en ont un d’après le rapport de l’Oit 2018 sur l’Emploi et les questions sociales dans le monde.

En Afrique subsaharienne, le taux d’activité de la femme est de 64,7% alors que celui des hommes est de 74%, soit un écart de 9,3%. Même si l’écart reste important, il faut tout de même signaler que cette différence est en nette régression depuis 2009. C’est naturellement le même constat pour les chômeurs. A diplôme égal, il vaut mieux être un homme qu’une femme pour avoir du travail. Elles sont 8,2% à chercher un job  soit 1,3% d’écart avec l’homme. Qui a un taux de 6,2%.

«En dépit des progrès enregistrés et des engagements pris pour continuer de progresser, les perspectives des femmes au travail sont encore loin d’être équivalentes à celles des hommes», explique Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe de l’OIT pour les politiques.

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