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La surpopulation carcérale est une douloureuse réalité au Sénégal. Les prisons sont bondées et gérées par un personnel pénitentiaire insuffisant. L’autre faiblesse du système, c’est cette «inégale» répartition des infrastructures d’accueil sur l’ensemble du territoire, notamment la gestion des délinquants mineurs. Il est également constaté que l’exécution des décisions de justice traîne, sans oublier le manque de personnels spécialisés. C’est le diagnostic du ministère de la Justice contenu dans sa Lettre de politique sectorielle, élaborée pour l’horizon 2022.
Présidant hier l’atelier national de validation du document inscrit sur une période de 5 ans, le garde des Sceaux a reconnu que les priorités du secteur sont nombreuses. Selon Ismaila Madior Fall, «le premier défi c’est celui du renforcement de la modernisation de la justice. Par exemple au niveau des textes, il a été constaté quelques insuffisances, faiblesses relativement à la procédure de nomination des magistrats. Il y a des propositions qui sont faites pour réformer le Conseil supérieur de la magistrature, par exemple le statut des magistrats». D’après lui, il faut une amélioration de la carte judiciaire, de l’éducation surveillée et de la protection sociale des enfants. «Nous avons aussi noté des défis à relever dans le domaine de l’Admi­nistration pénitentiaire, notamment en termes d’amélioration de l’infrastructure pénitentiaire, parce qu’il s’agit aujourd’hui dans le document de planifier la construction de nouvelles prisons, de renforcer les mesures de réinsertion sociale des détenus», dit le ministre de la Justice.
Toujours pour le cas de l’Administration pénitentiaire, entre autres objectifs dégagés, il y a le renforcement du suivi et de la gestion des carrières, le renforcement de la sécurité, l’amélioration des conditions des détenus. Il est aussi recommandé le développement de stratégies en matière de formation. Sur le plan de la gestion des ressources documentaires, des solutions doivent être trouvées pour établir des statistiques complètes sur l’actualité des juridictions.
msakine@lequotidien.sn

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