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Les avocats du maire de Dakar, Khalifa Sall, et Cie sont loin d’être gagnés par le découragement. Ce, malgré le refus de la Cour d’appel de renvoyer le procès pour disposer de la décision de la Cour de justice de la Cedeao. Hier encore, ils sont revenus à la charge pour formuler la même requête. Et c’est Me François Sarr qui fait la première des observations. «Nous pensions que nos demandes étaient légitimes, pas sur le fond, mais sur la forme. Nous demandons de disposer de ces avis. En ce qui concerne la suite de l’audience, je ne sais pas si ce n’est pas du dilatoire parce que le temps nécessaire pour lire cet arrêt n’a pas d’incident majeur», a-t-il indiqué, soulignant que l’arrêt est appliqué à compter de son prononcé. Il se demande d’ailleurs «comment on peut interpréter un arrêt sans sa production, sans savoir son contenu». Me Sarr d’ajouter : «Ce n’est pas de notre faute si nous ne l’avons pas encore. La procédure dont la Cour d’appel est saisie doit être annulée parce que nous priver de cet arrêt, c’est nous priver un moyen de défense.» Me Amadou Aly Kane lui emboîte le pas en relevant que «l’ordonnancement juridique qui doit servir de matière de travail va au-delà et le rejeter, c’est prendre parti».

Demba Kandji : «Je ne peux pas suspendre le procès sur les desiderata de la Cour de la Cedeao»
Suite à ces remarques, le juge Demba Kandji répond : «Je suis dans la logique du jugement qui a été rendu en première instance. Je ne peux pas suspendre la poursuite du procès sur les desiderata de la Cour de la Cedeao.» La réplique ne s’est pas fait attendre du côté de la défense du maire de Dakar. «Si on n’a pas l’arrêt, on a cependant un extrait de ce qui se trouve dans l’arrêt», a signifié Me Aliou Cissé.
justin@lequotidien.sn

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