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Le directeur de l’Office du Baccalauréat essaie de contourner la menace de boycott brandie par les enseignants du supérieur. Babou Diaham, qui veut parer à toute éventualité, envisage de recourir aux professeurs d’enseignement secondaire pour présider les jurys du Bac.

La menace du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de boycotter le Baccalauréat est prise très au sérieux par l’office du Bac. A quelques semaines du début des épreuves, Babou Diaham essaie d’amoindrir les risques de perturbation et envisage «toutes les possibilités de renforcement en présidents de jury». A travers une correspondance épistolaire datée du 12 juin 2017, M. Diaham demande aux inspecteurs d’académie de lui proposer des Professeurs d’enseignement secondaire (Pes) pour présider éventuellement les jurys. Il demande aux Ia  de lui «faire parvenir une liste d’enseignants du secondaire chevronnés et expérimentés qui acceptent d’être présidents». Et Babou Diaham de lister les critères : «Etre pendant dix ans dans le corps de Pes, avoir une expérience pédagogique et administrative, maîtriser et disposer de l’outil informatique.» Il va falloir aller vite. Les inspecteurs d’académie doivent faire parvenir  leur choix à l’office ce jeudi «parce que la formation des enseignants, qui devront présider ces jurys, est fixée au lundi 19 juin prochain à l’amphithéâtre de la Faculté de médecine».
Pour rappel, la pomme de discorde entre les enseignants du supérieur et l’Office du bac se situe dans la revalorisation à la hausse des indemnités des présidents de jury. Le recteur de l’université cheikh Anta Diop a opposé un niet catégorique à la demande des enseignants du supérieur. Ibrahima Dally Diouf, coordonnateur de la section Ucad du Saes, estime que «nous avons constaté que jusqu’à présent, l’indemnité de la responsabilité, qui devait être payée aux présidents des jurys du Baccalauréat de 2016, n’est pas encore faite. Et, c’est cette même indemnité qui devait faire l’objet d’une revalorisation. Sur ces deux faits, nous nous réservons le droit de demander à nos camarades de boycotter les examens du bac de cette année». Il faut savoir que depuis maintenant une dizaine d’années, l’Office du bac fait appel aux inspecteurs de spécialité, de la vie scolaire et aux formateurs des centres régionaux de formation des personnels de l’éducation pour présider les jurys du Bac.
badiallo@lequotidien.sn

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