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La filière arachidière se porte bien selon le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural. Le Dr Pape Abdoulaye Seck était hier devant les membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

La filière arachidière se porte très bien au Sénégal. C’est le message que le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Dieng, a délivré hier aux membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese). «La filière arachidière sénégalaise se porte merveilleusement bien mais des efforts sont à faire encore parce que nous sommes dans une dynamique d’optimisation des performances»,  a souligné le ministre de l’Agriculture. Le Dr Pape Abdoulaye Seck informe que cette année, les récoltes d’arachide ont été de 991 427 tonnes. «Nous sommes à 229 000 tonnes exportées et si nous faisons la moyenne des deux dernières années, on constate que nous avons un volume de production supérieur à 1 million de tonnes. Or, si nous analysons les séries chronologiques depuis l’indépendance, nous constatons qu’un tel niveau a été obtenu deux fois dans notre pays. La moyenne en volume d’exportation nous montre que nous sommes à 287 000 tonnes, niveau jamais égalé dans le pays. Par conséquent, il est autorisé de dire avec force et conviction que la filière arachidière sénégalaise est loin d’être en déclin», a informé le Maer qui faisait face aux conseillers du Cese qui le recevaient dans le cadre de leur première session ordinaire de l’année 2017. Le Dr Seck a saisi cette occasion pour dépeindre les performances de son département. Il a notamment insisté sur un certain nombre d’acquis de la filière, tel que le prix aux producteurs de l’arachide qui est passé de 175francs en 2012 à 210 francs le kilo aujourd’hui soit une progression supérieure à 20%. Pape Abdoulaye Seck se réjouit également que certaines pratiques comme la spéculation, qui favorisait la paupérisation des paysans et qui est appelée «mbapatt», ont totalement disparu. «Depuis l’an passé, le mbapatt a définitivement disparu au Sénégal. A l’heure où je vous parle, les prix aux producteurs tournent autour de 230 francs contre 210 qui est le prix officiel.» De plus, selon le Dr Seck, les besoins en semences sont estimés à 126 000 tonnes. Sur ce stock, les 75 000 tonnes sont pour le circuit officiel tandis que les 50 000 constituent un marché parallèle. Dans ce circuit officiel, le ministre affirme que les 55 000 tonnes sont des semences certifiées, sur lesquelles des vérifications sont faites et 20 000 tonnes sont constituées de semences écrémées. Ce sont ces tests qui garantissent la bonne qualité des semences a-t-il dit en révélant que cette année, l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) a mis sur pied 12 nouvelles variétés d’arachide, avec un potentiel de rendement de 3 500 à  4000 kg à l’hectare, là où les rendements moyens sont de 1 687 kg à l’hectare. Mais la situation n’est pas si rose, a tenu à nuancer la conseillère, Wore Gana Seck. «Il est inadmissible que l’on parle encore de semences écrémées», s’est emportée Mme Seck qui dénonce également le rôle des intermédiaires dans la commercialisation. Ce que le ministre de l’Agriculture n’a pas manqué de rejeter d’un revers de main. Selon le Dr Seck, même la présence des Chinois sur le marché de l’arachide est bénéfique puisque, dit-il, cette présence permet de lutter contre l’étroitesse du marché. «Aujourd’hui, on a une demande largement supérieure à l’offre grâce à cette ouverture», dit-il en informant que les huiliers ont collecté pour leur part, 132 660 tonnes cette année.Les conseillers n’ont pas manqué de soulever des préoccupations pendant les débats. Mais auparavant, c’est le rapporteur de la Commission du développement rural du Cese, Oumar Diallo, qui a présenté les recommandations de l’institution. Parmi ces recommandations, la tenue des Etats généraux de l’agriculture. Niet, a répondu le ministre. «Tout a été dit et bien dit. Maintenant, nous devons être dans une dynamique de changement des mentalités et de transformation de l’agriculture», soutient le Dr Seck.

Bons impayés

Le problème des bons impayés, soulevé à l’occasion de la manifestation organisée par le mouvement Y en a marre le 7 avril dernier, continue de soulever des vagues. Hier, c’était au tour du ministre de l’Agriculture de démentir l’existence de ces bons. «Ceux qui le disent ne peuvent montrer aucun paysan avec des bons impayés. Ce qu’il y a, c’est que Sonacos a payé des opérateurs par l’intermédiaire d’une banque. Quand il y a eu des retards dans le paiement, Sonacos a changé  et c’est réglé», a expliqué le Dr Pape Abdoulaye Seck aux membres du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Retour du Niinal

L’huile végétale commercialisée par la Sonacos et qui était absente du marché depuis quelque temps, va refaire son apparition avant le début du Ramadan. C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Agriculture durant son face à face avec les membres du Cese.

mamewoury@lequotidien.sn

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