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Le Psg a péniblement gagné contre l’Olym­pique Lyonnais dimanche soir (2-0). Mais on retiendra surtout le conflit naissant entre Edinson Cavani et Neymar, qui pourrait créer des tensions au sein du vestiaire parisien.

Après l’euphorie du mercato, le Psg est-il en train de retomber sur terre ? Aligner autant de stars nécessite un exercice d’équilibriste parfait pour contenter tous les ego. Si la MSN avait su parfaitement fonctionner au Barça, c’est parce que Messi, Suarez et Neymar s’entendaient très bien en dehors du terrain. Et parce que la hiérarchie était très claire.
Contre l’OL, des tensions sont en tout cas apparues entre Edinson Cavani et le Brésilien. En fait, elles n’ont fait que confirmer les rumeurs des derniers jours. Vendredi déjà, l’émission Breaking Foot sur Sfr Sport annonçait que Neymar commençait à être agacé de voir l’Uruguayen prendre en charge tous les penalties. «Il aimerait faire gonfler ses statistiques pour augmenter ses chances de gagner le Ballon d’Or», disait l’émission.

Dani Alves s’en mêle
Il n’a pas fallu longtemps pour avoir la preuve que le problème est réel. Le conflit entre les deux joueurs a été affiché au grand jour en deux temps.
D’abord, lorsque Paris a obtenu un coup franc dangereux à l’entrée du rectangle. Alors que Cavani voulait s’emparer du ballon, Dani Alves le lui a confisqué pour le donner à son pote Neymar, qui a finalement tiré. Ensuite, quelques minutes plus tard, les Parisiens ont obtenu un penalty. Cavani n’a pas attendu et a placé le ballon sur le point de penalty. Neymar est alors venu discuter avec lui et on devine que la discussion tournait autour de qui devait le tirer. Le comble, c’est que Cavani a manqué sa tentative après un excellent arrêt de Anthony Lopes.
Daniel Alves, au micro de la télévision brésilienne SporTV, a tenu à remettre les choses à plat. «J’allais tirer (rires). J’ai pris le ballon pour tirer le coup franc, parce que j’en ai déjà mis quelques-uns (rires) ! Je le sentais. Je crois que ce n’est rien, le plus important est que l’équipe soit en tête plus que quelconque statistique individuelle. Je crois que, quand on a envie et que le jeu est bloqué, on veut prendre ses responsabilités. C’est ce que j’ai voulu faire à ce moment-là, mais Ney m’a pris la balle et a fini par tirer. J’avais déjà tiré le premier et j’ai essayé de prendre celui-là aussi, mais malheureusement, je ne l’ai pas pu», a-t-il lancé.

Emery : «Je vais
trancher»
Après le match, l’ancien attaquant de Naples est directement rentré aux vestiaires, sans saluer ses coéquipiers ni le public. Vingt minutes après la fin du match, il avait déjà quitté le stade sans dire un mot aux journalistes.
C’est clairement la fin de l’insouciance au Psg, qui va devoir trouver une solution pour éviter que le conflit prenne des proportions plus importantes. «On en a parlé. On a besoin de leur travail en commun», a concédé Unaï Emery après coup. «Après, on va arranger ça entre nous. Je laisse les joueurs s’entendre sur le terrain pour savoir qui frappe. Mais si ce n’est pas le cas, je vais trancher et faire en sorte que les deux puissent tirer les penalties et marquer sur cette phase. Je ne veux pas que ce soit un problème pour nous.»
Avec 7sur7

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