PARTAGER
Des soldats de la Monusco en patrouille au village de Bushendo, dans le Nord-Kivu, en Rdc, en juin 2016.

L’Onu a annoncé ce mercredi avoir découvert 17 nouvelles fosses communes dans la province du Kasaï central, au Centre de la Rdc. Le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme somme Kinshasa d’ouvrir, sans plus attendre, une enquête sur les 40 charniers ainsi mis au jour depuis septembre.

«Des enquêteurs des Nations-Unies en Rdc confirment l’existence d’au moins 17 nouvelles fosses communes dans la province du Kasaï central», écrit le Haut-commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme dans un communiqué parvenu à l’Afp mercredi 18 avril. «Cela porte à 40 le nombre total de fosses communes documentées par les Nations-Unies dans les provinces du Kasaï central et du Kasaï oriental» depuis le début des violences dans ces régions, poursuit le Haut-commissariat.

Un cycle infernal de violences
«Il est absolument essentiel que le gouvernement de la Rdc prenne les mesures nécessaires, et jusqu’ici manquantes, pour qu’une enquête immédiate, transparente et indépendante, qui établisse les faits et les circonstances des violations et atteintes aux droits de l’Homme et à la justice, soit mise en place», insiste l’Onu dans son communiqué.
Si aucune enquête nationale n’est entreprise, le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, indique dans le document qu’il n’hésitera pas à «demander à la Communauté internationale de soutenir une enquête menée par un mécanisme international, y compris par la Cour pénale internationale».
Des violences entre les forces de sécurité et les miliciens se réclamant du chef coutumier Kamwina Nsapu, tué le 12 août 2016, ont fait plusieurs centaines de morts, dont deux experts missionnés par le Secrétaire général de l’Onu pour enquêter dans la région.
Ces affrontements se déroulent dans les provinces du Kasaï central, du Kasaï oriental, du Kasaï et du Lomami.
jeuneafrique.com

LAISSER UN COMMENTAIRE