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Le Khalife général de Thiénaba est clair : «Si Macky Sall veut conserver ses relations cordiales avec le foyer religieux de Amary Ndack Seck, il doit prendre les dispositions idoines pour remettre le maire apériste de la commune, Talla Diagne, à sa place.» Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck l’a fait savoir hier, au cours de la visite de courtoisie du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng. Les guides religieux de la famille Seck de Thiénaba, se sont en effet offusqués du fait que leur maire, membre du Hcct, «n’a aucun respect, aucune considération à l’endroit du Khalife général de Thiénaba». En effet, le président du Hcct, à la tête d’une forte délégation, a désigné, le maire, parmi les orateurs. Mais, il s’est heurté au refus catégorique de la famille Seck. Très en colère, le khalife a demandé à Ousmane Tanor Dieng de dire au Président Macky Sall, avant que «l’irréparable ne se produise, de bien prêter attention à la fureur de la famille Seck de Thiénaba contre le maire de ladite commune».
Au-delà, Ousmane Tanor Dieng, qui s’est rendu tour à tour à Ndiassane puis à Thiénaba, a sollicité des prières pour la réussite de sa mission à la tête du Hcct avant de magnifier la «qualité des relations entre le spirituel et le temporel, c’est-à-dire les grandes familles religieuses et le pouvoir au Sénégal».
De l’avis du socialiste, ce «bon compagnonnage qui a eu lieu historiquement est matérialisé à travers le Hcct où sont présents 11 membres des familles religieuses». Il est revenu sur la «place capitale de ces guides religieux dans ladite institution» en soutenant que «notre mission étant d’approfondir la décentralisation mais également se faire l’écho des préoccupations, des besoins des populations. Et dans les années à venir, les sénégalais verront que c’est un choix génial». Il est largement revenu sur le «programme, particulièrement important et salué par tout le monde, de modernisation et d’équipement des cités religieuses du chef de l’Etat». Aussi il a évoqué la nécessité d’étudier, à l’avenir, l’impact des manifestations religieuses sur l’économie nationale, sur la promotion de l’emploi. «Et nous verrons en ce moment-là qu’au-delà des prières, il y a aussi l’impact sur le plan économique», certifie Ousmane Tanor Dieng, qui reconnaît toutefois que «les prières des marabouts nous accompagnent, nous réconfortent, nous rassurent». Et de conclure : «Nous voulons que la volonté du Président Macky Sall, sa persévérance, son action, pour un Sénégal émergent, géré dans les meilleures conditions possibles, soient accompagnées par des prières.»
nfniang@lequotidien.sn

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