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Les conclusions de la commission ad hoc chargée de la mise en œuvre du parrainage ont été présentées hier au président de la République. Le projet de loi adopté hier en Conseil des ministres passera à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence. Et il en ressort aussi que la caution pour la Présidentielle est fixée à 30 millions de F Cfa.

Finalement, tout candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019 devra débourser 30 millions de F Cfa. C’est l’une des conclusions de la commission ad hoc chargée de la mise en œuvre du parrainage. Reçus hier par le président de la République, les acteurs ayant pris part aux concertations sur le processus électoral se sont félicités des consensus obtenus pour les travaux de cette commission installée le 22 mai dernier. Au-delà de la Présidentielle, il est demandé 15 millions de F Cfa à chaque liste candidate pour les Législa­tives, alors que la caution aux élections départementales est fixée à 10 millions et celles communales à 5 millions.
Des conclusions qui, ajoutées aux 4 autres points retenus dans les concertations sur le parrainage, seront déposées aujourd’hui en «procédure d’urgence» sur la table de l’Assemblée nationale. Pour cela, Saïdou Nourou Ba, président de la commission ad hoc, a rappelé que des missions d’imprégnation ont été effectuées au «Cap-Vert et en Pologne qui ont conçu et appliqué depuis des années, le parrainage élargi à tous». A ce titre, Ndiawar Paye, plénipotentiaire du pôle de l’opposition, qui s’est félicité du «consensus total», précise : «Nous ne pensons pas que les systèmes de la Pologne et du Cap-Vert sont meilleurs que le nôtre. Mais à la différence que dans ces pays, les acteurs ont confiance au système». Con­fiance, c’est le mot qui fait défaut entre les acteurs politiques. D’ailleurs l’opposition dite significative a boycotté les travaux en question.

Macky : «Le boycott de certains acteurs relève du positionnement politique»
Mais pour le Président Macky Sall, les motivations des boycotteurs sont ailleurs. «Lorsqu’on dit à une catégorie ou une partie des acteurs : ‘’Discutons.’’ Ils répondent : ‘’On ne discute pas.’’ Ce n’est pas une question de confiance mais du positionnement politique», déplore le chef de l’Etat qui précise que l’objectif du parrainage, «ce n’est pas d’écarter des électeurs, des partis ou des indépendants». Macky Sall indique qu’il est accordé 24 heures aux candidats recalés pour remplacer les signatures déclarées invalides. Le président de la République trouve que le système électoral sénégalais est «éprouvé» mais bat en brèche toute idée de manœuvres au profit du pouvoir en 2019. Il dit : «On ne peut pas considérer le Sénégal comme certains pays. Il y a eu des alternances. Des pouvoirs ont organisé et perdu les élections. Raison pour laquelle je suis là. Avant moi, en 2000, c’était le même processus. Entre ces deux grandes alternances, chaque élection, les tenants du pouvoir perdent des localités importantes. Donc, le système électoral n’est pas en jeu.»
A noter que les autres points du consensus sont l’organisation de la collecte des parrainages, le dépôt et le contrôle des listes de parrainage, le contentieux et les sanctions contre d’éventuels auteurs de fraude, la baisse du taux de signatures nécessaires à la participation aux élections.
bgdiop@lequotidien.sn

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