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L’Association des juristes sénégalaises (Ajs) a positivement apprécié la feuille de route qu’elle s’était tracée en 2016 avec différents partenaires dans le but d’améliorer la situation des enfants en situation de rue ou en conflit avec la justice. «Nous avons organisé des audiences foraines spéciales qui nous ont permis de régler les problèmes d’état civil de beaucoup d’enfants au niveau des daaras, mais également des prisons avec des enfants qui sont en conflit avec la loi», a expliqué Fatoumata Ndiaye Guèye, présidente de l’Ajs, listant les réalisations. «Nous avons pu recenser au niveau des prisons les cas des enfants issus de familles socialement vulnérables et qui ne sont pas en mesure d’avoir un assistance judiciaire à travers un avocat. C’est en relation avec l’Action éducative en milieu ouvert (Aemo) et le village pilote et tous les autres partenaires que nous avons pu arriver à ce stade aujourd’hui. C’est grâce à cette synergie d’actions au niveau de l’Administration pénitentiaire que nous avons pu leur trouver un avocat afin de les libérer», a-t-elle poursuivi. En plus du volet régularisation pour les pièces d’état civil, des réalisations au niveau de la réinsertion des jeunes sont à l’actif de l’Ajs et ses divers partenaires. «Cette année, une liste de 15 enfants ont été pris en charge par l’Ajs pour une réinsertion», a indiqué la présidente de l’Association des juristes.
Fatoumata Ndiaye Guèye s’est exprimée jeudi au lancement du projet d’appui à la protection des enfants en situation de rue et des mineurs en conflit avec la loi organisé au centre culturel Maurice Guèye. «La rencontre d’aujourd’hui est un suivi-évaluation et échange d’expériences des résolutions prises lors de la rencontre en 2016 entre les mêmes acteurs sur la situation des enfants en situation de vulnérabilité», a rappelé la présidente.
abndiaye@lequotidien.sn

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