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Pape Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture.

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) n’a pas une bonne santé financière. Selon Alioune Fall, Président du conseil d’administration (Pca) de cette organisation régionale de recherche, certains de ses financements sont arrivés à terme entre 2016 et 2017, entraînant un départ d’une partie du personnel scientifique dont les contrats étaient liés à ces financements. Cependant malgré cette situation, le cadre d’échange mis en place par les membres a contribué très fortement au développement des chaînes de valeurs agricoles en facilitant le dynamisme des flux entre les secteurs de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, à travers des plateformes d’innovation. Ce cadre, indique le Pca du Coraf, a fourni également un appui fondamental aux décideurs politiques visant à renforcer le processus d’adoption des technologies agricoles au niveau des pays de la sous-région.
«Ainsi, près de 200 technologies dont la moitié a traversé les frontières ont été produites et diffusées pour atteindre environ 40 millions de bénéficiaires», a soutenu hier Alioune Fall, à l’occasion de la 12e session ordinaire de l’Assemblée générale du Coraf. Par exemple, renseigne M. Fall, «le taux de couverture en semences améliorées est passé de moins de 10% à environ 25%, grâce à l’harmonisation des règlements semenciers qui a permis le développement du secteur privé». Le même dispositif a permis à la région, en 2015, de répondre rapidement aux besoins en semences des pays frappés par l’épidémie d’Ebola. «Au total, plus de 4 mille 100 tonnes de semences certifiées de riz, de maïs et de niébé ont été mobilisées pour couvrir environ une superficie de 110 mille hectares», renseigne M. Fall.
La 12e session ordinaire de l’Assemblée générale du Coraf en cours coïncide avec son 30e anniversaire. Le ministre de l’Agricul­ture et de l’équipement rural en a profité pour inviter les chercheurs à chercher des financements conséquents, à l’instar des instituts de recherche qui se battent pour acquérir leurs financements. «Un financement durable n’existe nulle part, il faut plutôt un financement conséquent et continu. Nous sommes dans un monde de compétition et les chercheurs doivent se battre pour être de bons chercheurs, mais aussi des chercheurs de financements», a exhorté Dr Papa Abdoulaye Seck.
ksonko@lequotidien.sn

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