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Le suicide est considéré par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) comme un problème grave de santé publique. Chaque année, ce sont près de 800 mille personnes qui se suicident et beaucoup d’autres font une tentative de suicide. L’intoxication par les pesticides, la pendaison et les armes à feu sont les méthodes les plus utilisées, selon l’Oms, qui ajoute que les conflits, les catastrophes, la violence, la maltraitance, un deuil ou la dépression sont fortement associés au comportement suicidaire. L’organisation recommande aux Etats d’élaborer une stratégie globale multisectorielle de prévention du suicide pour prendre à bras-le-corps ce problème.

Chaque année, près de 800 mille personnes se suicident et beaucoup d’autres font une tentative de suicide. Le suicide intervient à n’importe quel moment de la vie et plus de 78% des suicides interviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire selon une étude faite en 2015. Aussi il était établi, selon toujours cette étude, que le suicide est la 2e cause de mortalité chez les 15-29 ans dans le monde.
Une tragédie qui touche les familles, les communautés et des pays entiers et qui a des effets durables sur ceux qui restent. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a considéré le suicide comme un problème grave de santé publique. Or, indique l’organisation dans un communiqué en prélude à la Journée mondiale du suicide, que ce problème peut être évité moyennant des «interventions menées en temps opportun, fondées sur des données factuelles et souvent peu coûteuses», lit-on dans le communiqué. L’Oms demande au pays d’élaborer une stratégie globale multisectorielle de prévention du suicide compte tenu de la complexité du problème. «Les efforts de prévention nécessitent une coordination et une collaboration entre de multiples secteurs de la société, dont le secteur de la santé et d’autres secteurs, tels que l’éducation, l’emploi, l’agriculture, l’industrie, la justice, le droit, la défense, la politique et les médias. Ces efforts doivent être complets et intégrés car aucune approche utilisée seule ne peut avoir un impact sur une question aussi complexe», écrit l’Oms dans ce document.
Dans les pays à revenu élevé, en particulier la dépression et les troubles liés à l’usage de l’alcool, le lien entre suicide et troubles mentaux est bien établi, selon l’Oms. Mais, il est aussi établi que de nombreux suicides ont lieu de manière impulsive dans un moment de crise et de défaillance de l’aptitude à faire face aux stress de la vie, tels que les problèmes financiers, une rupture, une maladie ou une douleur chronique.
De plus, les conflits, les catastrophes, la violence, la maltraitance, un deuil et un sentiment d’isolement sont fortement associés au comportement suicidaire. Les taux de suicides sont également élevés dans les groupes vulnérables confrontés à la discrimination, tels que les réfugiés et les migrants, les populations autochtones et les prisonniers. Le risque de suicide le plus important est de loin une précédente tentative de suicide.

30% des suicides dans le monde sont dus aux pesticides
L’Oms, qui revient sur les méthodes de suicides, estime que près de 30% des suicides dans le monde sont dus à l’intoxication par les pesticides, surtout dans les zones agricoles ou rurales de pays à revenu faible ou intermédiaire. Parmi les autres méthodes communément utilisées figurent la pendaison et les armes à feu.
Dans les stratégies de prévention, d’ailleurs l’Oms recommande aux Etats de faire des recherches sur les principales méthodes utilisées pour se suicider pour pouvoir concevoir des stratégies de prévention qui s’avèrent efficaces, notamment en réduisant l’accès aux moyens.
Pour l’Oms, la stigmatisation, qui entoure en particulier les troubles mentaux et le suicide, signifie que beaucoup de gens qui ont attenté à leur vie ne cherchent pas à se faire aider et ne reçoivent pas l’aide dont ils auraient besoin. «La prévention du suicide n’a pas été convenablement traitée tant que l’on n’avait pas conscience du fait que le suicide constitue un problème majeur de santé publique et parce que de nombreuses sociétés le considèrent comme un tabou et n’en parlent pas ouvertement», soutient l’Oms dans un communiqué.
A ce jour, seuls quelques pays ont inscrit la prévention du suicide au nombre de leurs priorités sanitaires et 28 pays seulement déclarent s’être dotés d’une stratégie nationale de prévention du suicide. L’organisation recommande aux Etats de mieux sensibiliser la communauté et de faire tomber ce tabou afin de faire progresser la prévention du suicide.
Au niveau mondial, on note un manque de données sur le suicide et sur les tentatives de suicide, et si elles existent, elles ne sont pas de bonne qualité. «Seuls 60 Etats membres disposent de systèmes d’enregistrement des données d’état civil de qualité qui puissent être utilisés directement pour estimer les taux de suicides», indique l’Oms dans ce document.
ndieng@lequotidien.sn

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