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Ce début d’année 2018 est marqué par des faits inédits et criminels dans le département de Vélingara. La dernière en date est cette découverte macabre faite en brousse sur la route de Bonconto, au centre-est du département.

Le corps sans vie d’un individu non identifiable a été découvert, lundi passé, aux environs du village de Saré Sambayel sur la route de Bonconto au centre-est du département de Vélingara. Son corps calciné à 80%, selon une source policière, n’est pas identifiable. On ne peut même pas dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Ce qui est constant, c’est que tout porte à croire qu’il s’agit d’une autre affaire criminelle. A côté du corps, se trouvaient des sacs vides qui ont certainement servi au transport. Pis, à quelques mètres des lieux, sont visibles des traces de roues de motocycles.
Les éléments de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers et du centre de santé qui ont fait le déplacement sur les lieux, après en avoir reçu l’information de villageois de Saré Sambayel, ont enterré le corps sur place avec l’autorisation du procureur de la République près le Tribunal régional de grande ins­tance de Kolda.
Mais pour l’instant, on ne fait pas état de personne disparue dans le territoire départemental. S’est-il agi de la victime de Sadio Keïta, dont on n’a pas encore retrouvé le cadavre ? Très peu probable possibilité, puis­que les lieux indiqués pour les 2 cas sont distants de près de 35 km.
Cette découverte fait suite à une série de faits divers, les uns plus invraisemblables et rocambolesques que les autres. A la fin de l’année 2017, précisément le 29 décembre, un homme assène des coups de coupe-coupe à son épouse dans le village de Kalifourou, à l’extrême du département. L’époux mourra le même jour, s’étant tranché la gorge, selon la rumeur. Mais en réalité, il a été tué par les proches de la femme que l’on croyait morte. Quelques jours avant, c’est un agent de sécurité de proximité du village de Toungoulel qui a donné des coups de coupe-coupe à son épouse jusqu’à lui ôter une main. Et puis vint, entre le 4 et le 12 février courant, ce meurtre suivi de la mort de Sadio Keïta de la commune de Vélingara. Un deuil avec lequel le département n’a pas encore fini que cette autre découverte lugubre fait hérisser de peur et d’émoi les poils des habitants de ce coin de la région de Kolda.
akamara@lequotidien.sn

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