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C’est un secret de Polichinelle : le trafic de stupéfiants et la circulation des armes légères explosent dans les sites d’orpaillage notamment à Kharakhéna. Où les délinquants ont fini d’ériger des villages autour des sites d’orpaillage comme leur quartier général. Les plus grands trafiquants de chanvre indien et de drogue sont concentrés dans ces localités où ils se la coulent douce. Or la plupart de ces produits migrent vers Kédougou. En atteste le nombre élevé de trafiquants de chanvre indien, qui ont été arrêtés et les réseaux démantelés par les forces de sécurité et de défense. En effet, en plus du trafic des stupéfiants, ces délinquants sont liés à la propagation des armes de petit calibre au niveau des sites d’orpaillage. Ils ont presque tous une arme au niveau des «diouras» comme on les appelle communément pour se protéger contre l’ennemi et protéger leur bien. A cause de la porosité des frontières, la plupart de ces armes proviennent des pays limitrophes.
Une préoccupation de plus pour les populations locales et les forces de sécurité et de défense. Car, il faut le dire, ces deux phénomènes sont une réalité dans le département de Saraya et la région de Kédougou en général. Ce qui contraste avec les faibles moyens dont dispose les forces de sécurité et de défense dans cette zone et l’inadaptation de la logistique au niveau du terrain qui est parfois accidenté pour faire face à cette lancinante préoccupation. En plus, il faut veiller au renforcement des équipes, le renouvellement de la logistique roulante et des équipements dont dispose ces forces pour leur permettre de faire face et renforcer la sécurité sur ce corridor Dakar-Bamako en passant par Kédougou.
Par ailleurs, la vente illégale du carburant et du mercure reste un autre problème de santé publique pour les populations. Le carburant vendu moins cher au Mali vient s’ajouter aux produits illicites qui inondent Kédougou. La situation hante le sommeil des autorités locales.

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