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10 ans d’emprisonnement ferme, c’est la peine requise par le représentant du Parquet de Tamba­counda contre le sieur, A. L. Ce dernier est accusé d’attouchements et de pédophilie sur sa propre fille, âgée de 18 ans aujourd’hui. Ayant systématiquement nié les faits du début de l’enquête jusqu’à la barre du Tribunal, son avocat a plaidé pour sa relaxe au bénéfice du doute du moment que, selon Me Ciré Clédor Ly, il y a absence manifeste d’éléments matériels qui ne permet pas au Tribunal d’entrer en voie de condamnation.

L’affaire du commerçant qui aurait sucé les seins de sa fille et qui continue de défrayer la chronique dans les chaumières de la ville a été jugée, ce mercredi, tard dans la soirée. Domicilié à Tamba, le mis en cause est poursuivi pour attouchements sur sa propre fille et pédophilie. Des faits qu’il a systématiquement niés, du début de l’enquête jusqu’à la barre du Tribunal de grande instance de Tamba­counda où il a fait face aux juges. Il s’agit, selon les accusations, du sieur A. L qui, depuis des lustres, entretenait des actions peu recommandés avec sa fille.
D’après les faits soulevés à la barre, le commerçant suçait à chaque fois que l’occasion se présentait, les seins de sa fille. Il paraît même que c’est depuis que la môme était en classe de CE1, que son pater la côtoyait pour ses forfaits. Lasse d’endurer la situation, elle s’en est ouverte à sa mère qui, à son tour, saisira sa sœur cadette, enseignante de profession, pour porter l’affaire à l’Aemo (Action éducative en milieu ouvert). La justice sera saisie et l’enquête ouverte, va aboutir sur l’inculpation et à l’arrestation du papa mis en cause.
A la barre, face aux magistrats, le père persiste dans ses dénégations malgré les charges et la cohérence des déclarations de la fillette. Le représentant du Parquet lui martèlera que les faits à lui reprochés sont établis. La fillette a toujours été constante et très cohérente dans ses déclarations. Elle n’a jamais varié. Suffisant pour requérir une peine de 10 ans de prison ferme contre le prévenu.
Me Cledor Ciré Ly, qui assurait la défense du mis en cause, lui, verra les choses autrement. Pour lui, évoquant des articles du Code pénal, le Tribunal ne saurait condamner son client. Car, au moment des faits, la victime avait dépassé l’âge de 16 ans donc, la thèse de la pédophilie ne saurait prospérer. L’enfant avait 17 ans révolus voire 18 ans.
Mieux, poursuivra la robe noire, dans cette affaire, le Tribunal n’a eu que des déclarations, rien d’autre. Et sur la base de simples déclarations d’enfant, fussent-elles cohérentes, les juges ne peuvent pas entrer en voie de condamnation contre son client. «Il y a absence manifeste d’éléments matériels», argumentera-t-il. «Vous l’aurez constaté, que ce soit sa mère, la sœur de sa mère, moi y compris, nous doutons tous des accusations portées sur mon client. Doutez, vous aussi», tonnera la robe noire, s’adressant aux juges. Il a plaidé la relaxe au bénéfice du doute.
L’affaire est mise en délibéré pour le 1er juillet.

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