PARTAGER

La 10e édition du Festival international de graffiti (Festi­graff) démarre demain à Dakar. Pour cette Edition, le promoteur du festival, Docta, mise sur la collaboration entre diverses expressions artistiques. Face à la presse ce lundi, Docta a décliné la feuille de route de l’édition 2019 du Festigraff, constitué notamment de panels, de fresques murales, de défilés de stylistes, de dance et de slam. Cette année, l’image de la reine de Kabrousse, Aline Sitoé Diatta, sera associée à l’édition. Une façon de revaloriser «une rebelle» qui a mené la résistance en Basse-Casamance face à la domination coloniale, avec «un impact social et éducatif», si l’on en croit le directeur du Théâtre national Daniel Sorano, Sahite Sarr Samb.
Prévu du 12 au 21 avril, Docta et le Doxandem Squad entendent faire de Dakar la capitale mondiale de cette discipline artistique pour cette année. Ainsi, une plateforme regroupant des professionnels internationaux du street art du Sénégal, de la France, de l’Espagne, du Kenya, de la Gambie, des Usa, du Maroc, du Brésil, de Dubaï et du Cameroun est au programme. Le Festigraff mettra aussi l’accent en plus des fresques murales, sur une exposition collective de toiles des artistes, de photos, des ateliers de graff au niveau des écoles et un mur pour les amateurs de graffiti et des fresques murales dans les quartiers de Dakar afin d’impliquer davantage les populations. Sur un autre plan, des galeristes, des panélistes et maitres conférenciers de même que des artistes photographes vont se rencontrer pour échanger sur les opportunités qu’offrent le graffiti et la culture urbaine, vecteurs de stabilisation sociale et de développement culturel. L’orateur, Mas­samba Guèye, a d’ailleurs porté une réflexion sur cette expression murale qu’est le graffiti et les arts urbains par extension. «Le terme culture urbaine doit être repensé car les expressions artistiques dites urbaines ont dépassé les limites du cadre urbain.» Comment en est-on arrivé au Sénégal à ce que les espaces insalubres soient réaménagés par les graffeurs ? Comment est-ce que «l’art du fou» est entré dans les galeries ? Quel est l’apport du graffiti sur le plan culturel ? Tant d’interrogations soulevées portant sur le graffiti qui a fini de s’imposer dans l’espace public sénégalais. Mais aussi à impacter sur le plan économique et social.
Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here