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La communauté manjack du Sénégal élira le samedi 15 juillet au Cices sa miss 2017. Alfousseyni Seydi, coordonnateur national de Miss manjack, l’a annoncé hier lors d’une conférence de presse qu’il a tenue et qui a permis aux membres du comité d’organisation de dérouler le programme, les axes phare ainsi que les grandes innovations et contraintes de cette 11e édition.

La communauté manjack célèbre chaque année la femme à travers un événement culturel qu’elle a initié et intitulé Miss manjack. Lors de cet événement, les jeunes Manjack se réunissent pour élire la plus belle femme de leur communauté. Mais pas que ça. Miss manjack, c’est aussi un cadre d’échanges, le moment privilégié pour les jeunes de cette communauté de dévoiler leur génie, de répondre aux multiples et différentes interpellations qui leur sont faits au plan culturel et social, de bâtir l’intégration et de participer au développement de leur pays. «Miss manjack est certes un concours, mais c’est d’abord une rencontre de jeunes. Il participe à l’affirmation et à la valorisation de leur identité culturelle. C’est également un prétexte pour développer des échanges avec d’autres communautés dans le cadre du métissage culturel…», a fait savoir hier Alfousseyni Seydi, le coordonnateur national de Miss manjack, lors d’une conférence de presse, annonçant la tenue de la finale de la 11e édition de Miss manjack ce samedi 15 juillet au Cices.
En tout, 13 miss issues des 14 régions du Sénégal (sauf Louga et Diourbel) seront en compétition lors de cette finale qui attend également la participation de Miss manjack-diaspora et celles de la sous-région, à savoir Miss manjack-France, Guinée Bissau, Mauritanie et Gambie. «Pour la Gambie, nous sommes encore en négociation pour voir comment la miss participera. Et pour Louga et Diourbel, il s’est posé un souci d’organisation», a expliqué Omar Apo Mendy, le chargé de communication de l’élection Miss manjack. Il liste la participation de la miss Guinée Bissau et de la Miss France parmi les innovations majeures de cette année. «L’autre innovation, c’est par rapport aux différents dialectes. La communauté manjack est composée de plusieurs dialectes (32) dont 26 reconnus. Nous allons les montrer et la communauté kayouk va se charger de la chorégraphie et montrer les danses manjack. Le pagne tissé sera également montré…», renseigne-t-il. Profitant de la tribune qui leur est offerte, les membres du comité d’organisation de l’élection Miss manjack ont par ailleurs décrié le manque de soutien des autorités, notamment le ministère de la Culture et celui de la Jeunesse. «C’est une vieille doléance. Cela fait des années que nous cherchons à être financés par le ministère de la Culture, mais à chaque fois, ce sont les mêmes problèmes. Nous sommes tous des Sénégalais, nous sommes une communauté comme les autres. Nous organisons Miss manjack pour l’affirmation de l’identité culturelle manjack. Nous demandons donc encore une fois aux autorités de nous aider», a affirmé M. Mendy.
Outre l’élection Miss manjack, le comité d’organisation a informé qu’il va organiser une journée de gastronomie africaine et ce sera l’occasion de récompenser les miss 2017. La miss élue (la première) sera aussi chargée de travailler avec les multiples organisations pour apporter des éléments de réponse par rapport au thème choisi cette année et qui concerne la formation, l’emploi et l’employabilité des jeunes. «Ce sera la mission de la miss : déceler les possibilités de financement, dégager des pistes pour l’employabilité…», a-t-on renseigné.
aly@lequotidien.sn

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