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Feu Thierno Ndiaye Doss, un des pionniers honorés par leurs collègues à Kaolack.

Après 4 années d’absence de l’agenda culturel et artistique de Kaolack, le Festival du rire et du théâtre (Fest’rire) a été relancé le week-end dernier à Kaolack. La cérémonie d’ouverture de la 11e édition de ce festival, qui a eu lieu le vendredi, a été ponctuée par la remise symbolique de diplômes de reconnaissance aux pionniers du 4e art sénégalais.

Habib Diop alias Baye Ely, Moustapha Diop, Lamine Faye, Bass Diakhaté, Mamadou Diack, Seune Sène (absente), Omar Bâ alias Baye Peulh (absent pour raison de maladie), Yankhoba Diop, ont reçu, lors de l’ouverture officielle de la 11e édition du Festival du théâtre et du rire (fest’rire) de Kaolack, des diplômes de reconnaissance pour services rendus à la culture particulièrement au théâtre. Guedel Mbodj, initiateur du Fest’rire, tout comme les membres de l’Association des comédiens du théâtre sénégalais (Arcots) ont tenu à honorer ces pionniers du 4e art sénégalais qui ont pensé et mis sur pied, il y a 13 ou 14 ans à l’occasion de la 1ère édition du Fest’rire à Kaolack, la plus grande association des comédiens du Sénégal, Arcots. Actuel président de cette association, Pape Faye a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit de ceux qu’il nomme les «précurseurs». «Ces précurseurs ont entraîné dans leur sillage toute une race de comédiens jeunes et moins jeunes vers les rives du succès, ces précurseurs nés au pied de l’aurore ont droit aux honneurs».
Pape Faye et le promoteur du Fest’rire se sont aussi fait pour devoir de «raviver la mémoire de ceux qui nous ont quittés» à savoir : Thierno Ndiaye Doss, Malick Ndiaye Faratialtial, Sidy Niang, Aïda Camara, Makhourédia Guèye, qui ont également reçu des hommages à titre posthume. «Ils ont tout donné à leur pays, jusqu’au dernier sourire», a-t-il dit.

Kaolack renoue avec le rire
Après 4 années de pause, Kaolack a renoué cette année avec son Fest’rire. La cérémonie d’ouverture a été donc l’endroit adéquat, pour le président d’Arcots, d’édifier le public sur le sens de cette «longue pause, que l’on assimile à un essoufflement de forces». «Ce 11e festival  aurait pu être le 14e, n’eût été la longue pause sabbatique observée à dessein pour évaluer, corriger, redéfinir les orientations nouvelles, pour permettre au festival de s’ouvrir à l’international…»
La pause, renchérit-il, a surtout permis aux acteurs du 4e art d’étendre la réflexion en termes de plateformes interactives pour donner au festival d’autres orientations pédagogiques, d’autres couleurs, d’autres rayonnements. Plateforme d’échanges et de diffusion de l’art, le Fest’rire a fini d’être, depuis plus d’une décennie d’existence, un réceptacle des préoccupations des comédiens et un lieu de réflexion sur les problématiques du secteur théâtral. Selon le directeur des Arts, Abdoulaye Coundoul, c’est toute la connotation qu’on doit donner à ce festival qui «contribue, depuis sa création, à faire faire à notre théâtre des bonds qualitatifs, dans toutes les régions du pays où il a essaimé, et participe à la territorialisation des politiques publiques, si chère au président de la République».
Au promoteur de ce festival, Guedel Mbodj, à l’Association des comédiens du Théâtre Séné­galais Arcots et à l’Asso­ciation Thiada, M. Coundoul a aussi tressé des lauriers, pour avoir, depuis treize longues an­nées, su donner à sa ville, Kao­lack, une des manifestations culturelles les plus «courues» de l’agenda culturel sénégalais. Courue aussi bien par les comédiens du pays, que ceux des pays voisins, comme la Gambie, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, qui ont effectué un déplacement jusque dans la capitale du Saloum pour égayer le public sénégalais.

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