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Bruno Diatta a été honoré samedi, lors de la 11ème édition du Festival international des arts et savoir-faire traditionnels africains. L’évènement a été organisé à la maison de la culture Douta Seck par l’Alliance culturelle africaine.

Bruno Diatta est un immortel. De son vivant, il était connu pour sa discrétion, sa rigueur dans le travail au service de la République. L’ancien chef du Protocole de la Présidence de Senghor à Macky Sall en passant par Abdoulaye Wade et Abdou Diouf a été honoré samedi. En effet, la 11ème édition du Fes­tival international des arts et savoir-faire traditionnels africains a été dédiée à sa mémoire. «C’est parce que Bruno Diatta a été un exemple d’efficacité, de discrétion et aussi avait une capacité de prendre en charge les différentes entités de toute une République sans que personne ne sache. Donc c’est un personnage qu’il était important de donner en exemple à la communauté sénégalaise et aux jeunes en particulier», a exprimé Mokhtar Ndiaye, manager général de l’Alliance culturelle africaine, initiateur de l’évènement.
Les festivités ont eu pour cadre la maison de la culture Douta Seck, sise à la Médina. Invitée d’honneur, la communauté soninké a étalé sa richesse culturelle aux autres communautés présentes, mais aussi aux invités. Un spectacle sur le mariage qui est un symbole chez les Soninkés a été présenté avec notamment un couple de jeunes mariés bien entourés. Dans leurs tenues traditionnelles, des jeunes tenant des houes en main étaient là aussi pour montrer le rapport qui lie les Soninkés à la terre. Le tout accompagné par la belle voix de la chanteuse Fatoumata Diarra, originaire de Bakel, et d’autres artistes qui assuraient le chœur. Président de l’Association Wagadu Djida qui regroupe l’ensemble des Soninkés, Idrissa Diabira a rendu hommage au parrain, puis exprimé la gratitude de l’ensemble de la communauté sur le choix porté sur elle comme invitée. Il dit : «C’est un moment où les différentes communautés, pulaar, sérère, wolof, lébou, ont l’occasion de se rencontrer, d’échanger, de se redécouvrir à l’occasion de ce festival. Pour nous, c’est une vraie fierté de montrer qui nous sommes, surtout un an après le Festival international soninké.» Et pour le manager général, ce rendez-vous constitue «un brassage, un échange, un partage, une mise en commun de nos divers patrimoines pour des enrichissements mutuels pour que chacun apporte ce qu’il a, que l’autre apprenne de ce que l’autre a, et qu’ensemble on puisse voir ce qu’on a de commun qui nous lie et qui fait de nous une force dynamique pour la cohésion sociale nationale».
Au nom de la famille de Bruno Diatta, Jean Charles Faye a remercié les initiateurs. Il déclare : «C’est extraordinaire que des gens de culture qui sont censés être dans la recherche de l’imaginaire, de tout ce qui n’est pas palpable, qui n’est pas action prennent comme référence quelqu’un qui est apprécié par tout le monde comme un homme d’action. Ça veut dire qu’il y a un endroit où ils se retrouvent en essayant de chercher ce que l’on ne peut pas palper, ils arrivent à se rencontrer plutôt.» L’Alliance culturelle africaine, selon son manager, est une association de recherche, d’action, de promotion, de préservation des patrimoines culturels africains en général et ceux sénégalais en particulier, notamment ceux en voie d’extinction. Ainsi, il a sollicité l’Etat pour la mise en place d’un Fonds d’appui, d’accompagnement pour la préservation des patrimoines, la promotion des activités culturelles sur le patrimoine.
msakine@lequotidien.sn

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