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La 12e édition du festival Koom-koom veut renforcer la visibilité de la destination Casamance.L’événement, prévu du 12 au 15 décembre, offre diverses activités culturelles et promeut la biodiversité au Sud du pays.

Le Festival Koom-koom va ouvrir ses rideaux du 12 au 15 décembre à Ziguinchor. L’événe­ment est placé sous le thème Patrimoines : Enjeux et perspectives pour le développement durable. Pour cette 12e édition, le focus est mis sur l’environnement, d’où le concours de poésie sur le thème : «Qui veut la paix respecte l’environnement», destiné aux élèves du primaire et du secondaire. Le prix du roi d’Oussouye pour l’environnement constitue la deuxième étape de ce volet environnemental alors que le carnaval des cultures et des diversités avec 3500 personnes qui vont défiler dans des ténues traditionnelles compose le troisième volet. Des plateaux d’artistes invités des pays voisins de la Casamance et un forum de la Commission nationale du dialogue des terroirs (Cndt) sur le marketing territorial complèteront le menu de l’événement.
Au-delà du festival Koom-koom, il s’agit d’un programme décennal 2018-2027 du Gie Goorgoorlou qui vise à promouvoir la culture, le tourisme, l’artisanat et l’environnement et défaire les stéréotypes sur la Casamance. «Nous visons 300 mille touristes d’ici 10 ans, soit 10% des prévisions du gouvernement qui table sur 3 millions de touristes au Sénégal d’ici 2030», a dit le président du Gie Goorgoorlou hier en conférence de presse. Pour réaliser ce projet, Khalifa Dramé et Cie ont besoin d’un budget de 3 à 4 milliards de francs Cfa.
Ces opérateurs comptent sur l’accompagnement des bailleurs de fonds, mais aussi des différents départements ministériels du Tourisme, de la Culture, de l’Artisanat et de l’Environ­nement pour former les jeunes des endroits touristiques de la Casamance qui regorgent de lieux cultuels et culturels, de patrimoine matériel, immatériel, colonial, historique, à présenter aux touristes. Selon Khalifa Dramé, le ministère de la Culture pourrait prendre en charge la formation de 250 jeunes en chorégraphie et mise en scène. «Ce ministère aura déjà rempli une bonne bagatelle par rapport aux 3 milliards de budget. Ce n’est pas l’argent que nous cherchons mais tous les partenaires techniques, financiers qui nous permettraient d’investir dans ces différents secteurs», a expliqué M. Dramé. «Le fonds Vert servira à former des gens pour mieux reboiser mais également aménager des lieux où les touristes peuvent passer du temps. Ainsi de suite pour le ministère de l’Artisanat et du tourisme», indique-t-il.
Khalifa Dramé recherche en outre une cinquantaine de Petites et moyennes entreprises (Pme) comme partenaires pour vendre la destination Casamance mais surtout, revaloriser les secteurs de la Culture, du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Environ­nement qui perdent d’année en année leur lustre, souffrent de maux qui ont conduit à une sous-exploitation du patrimoine culturel, des arts, du tourisme, de l’artisanat et de la biodiversité, installant ainsi un sentiment de désespoir chez bon nombre d’acteurs.

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