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Treize ans après l’assassinat du journaliste Deyda Hydara, deux suspects ont été inculpés dans cette affaire par la justice gambienne qui a lancé un mandat d’arrêt contre eux.

L’inculpation de deux militaires suspectés d’être les assassins présumés du journaliste Deyda Hydara est considérée par Reporters sans frontière (Rsf) comme «premiers pas contre l’impunité en Gambie». L’orga­ni­sation pour la défense de la liberté de la presse, qui salue cette décision, informe que la police a inculpé jeudi «deux anciens membres de la milice de Yahya Jammeh, Sanna Man­jang et Kawsu Camara, deux militaires présumés coupables de l’assassinat de Deyda Hy­dara». Selon Rsf, «longtemps soupçonnés par les proches du journaliste assassiné, les deux militaires sont pour la première fois, depuis 13 ans, officiellement désignés comme suspects». Dans son document, cette organisation souligne que «les deux hommes appartenaient aux “Green goys”, une milice que le dictateur Yahya Jammeh envoyait faire ses sales besognes». «Ils sont aujourd’hui en exil et la juge Isatou Janneh a émis un mandat d’arrêt contre eux», a-t-on ajouté. Analysant la situation, Rsf soutient qu’«après 22 ans de règne du prédateur Yahya Jammeh, la Gambie semble renouer avec la démocratie et la liberté de la presse». D’après Rsf, «le pays a gagné deux places dans l’édition 2017 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières et occupe désormais la 143ème place sur 180 pays».
Deyda Hydara a été tué par balle dans sa voiture le 16 décembre 2004. Le journaliste, correspondant de l’Afp, de Rsf et co-fondateur du journal The Point, «était notamment connu pour sa chronique intitulée “Good morning Mr. President” et dans laquelle il livrait ses observations sur la vie politique et la gouvernance du pays».
dkane@lequotidien.sn

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