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Depuis hier, le Sénégal compte plus de cas guéris que de malades sous traitement dans les différents centres mis en place pour soigner les patients atteints de Covid-19. Dans son dernier rapport, le ministre de la Santé dévoile qu’il y a quelque 500 cas contacts qui sont encore confinés dans des réceptifs hôteliers.

Il ressort des derniers résultats publiés par le ministère de la Santé et de l’action sociale qu’il y a plus de personnes guéries que de malades sous traitement. A ce jour, le pays compte 265 cas positifs au Covid-19 dont 137 guéris, 2 décès, une évacuation et 125 encore sous traitement. Sur 198 tests réalisés hier, 5 sont revenus positifs. Il s’agit tous des contacts suivis par les autorités sanitaires. Il n’y a pas de cas communautaire comme ces derniers jours. Et il y a eu 14 patients sortis d’hospitalisation.
Dans son rapport de situation sur la maladie qui a fait son apparition au Sénégal le 2 mars dernier, le ministère révèle qu’il y a eu 3 089 prélèvements effectués pour des tests. Ce qui fait 265 cas confirmés, dont 19 issus de la transmission communautaire dispersés dans 24 districts sanitaires (sur 78) et 2 cas de décès.
En détails, Dakar-Ouest compte 62 cas, Dakar-Sud en comptabilise 49, Dakar-Nord 6, Dakar Centre 19, Mbao 3, Yeumbeul 6, Guédiawaye 9, Pikine 9, Rufisque 6, Sangalkam 6, Diamniadio 2, Keur Massar 5, Thiès 10, Mbour 13, Popenguine 3, Touba 26, Ziguinchor 2, Oussouye 1, Saint-Louis 4, Richard-Toll 1, Fatick 1, Goudiry 7, Vélingara 7 et Louga 5.
Après 40 jours de lutte, le Sénégal enregistre un taux de létalité de 0,8%. Alors que la tranche d’âge la plus touchée est celle des 30 à 45 ans, autant chez les hommes que chez les femmes qui sont néanmoins les plus touchées par la maladie.
Même s’il n’y a plus eu de cas importé depuis le 4 avril, coïncidant avec la fin de la période d’incubation après la fermeture des frontières, le stock de cas contacts est en train de se vider à coups de tests. Selon le ministère de la Santé, plus de 97% d’entre eux ont été vus depuis l’éclatement de la pandémie. Soit un taux d’attaque de 2,6%. Par contre, il y a 565 contacts qui sont encore suivis dans différents centres d’isolement, notamment des réceptifs hôteliers réquisitionnés par l’Etat pour leur prise en charge. Dans la même veine, il faut savoir que près de 2 619 personnes qui étaient en quarantaine sont également sorties du suivi après qu’elles ont été testées négatives au Covid-19.
Par ailleurs, le ministère de la Santé révèle que le nombre total d’alertes durant la dernière semaine de mars (du 30 mars au 5 avril) a connu une baisse de près de 20%. Alors que le nombre d’alertes validées a augmenté. Comment expliquer cette situation ? «Cela peut être expliqué par le fait que la population intègre progressivement les symptômes liés au nouveau coronavirus, sait différencier ces symptômes du tableau clinique d’autres maladies et par conséquent les alertes reçues se rapprochent de plus en plus de la définition des cas», avance le ministre de la Santé qui a aussi renforcé son dispositif de prévention pour endiguer la progression de la maladie, qui a mis quasiment la planète à genoux. Il a renforcé le système de surveillance et la formation du personnel soignant au niveau des zones transfrontalières comme Kidira et Karang, Moussala, Kalifourou, Keur Ayip et Karang. Il reste encore un travail de titans à réaliser pour interrompre la chaîne de transmission.

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