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La communauté mandingue des Parcelles Assainies a célébré dimanche dernier la 13e édition du Festival «Diomboyo». Une célébration qui permet aux Mandingues de ce quartier de renouer avec leur culture. Au total, une cinquantaine d’enfants ont été circoncis.

La commune des Parcelles Assainies a vibré avant-hier sous le rythme de la culture mandingue. En effet, la communauté mandingue de ladite localité a organisé la troisième édition du Festival Diomboyo, le dimanche dernier. «Tout d’abord, on a créé ce festival pour le brassage culturel parce que la communauté casamançaise est tellement nombreuse ici aux Parcelles et la plupart des gens ne peuvent plus retourner chez eux pour diverses raisons. Mais il y a certains qui sont là et qui veulent renouer avec leur culture. Nous leur permettons cela. Et aux jeunes, nous leur permettons de savoir en quelque sorte ce que c’est que le bois sacré. Pendant un mois, nous les enfermons. Même leurs parents n’ont pas accès à eux. Cela nous permet ainsi de leur inculquer des valeurs morales, les bienfaits de la culture mandingue et surtout sur la thérapie par rapport aux plantes», a expliqué Boubacar Sidy Diayité, coordonnateur du festival. Le Festival Diomboyo se manifeste par la présentation des circoncis, mais aussi par la sortie du kankourang, personnage mythique et emblématique de la culture mandingue. Pour célébrer sa sortie, une animation musicale est au rendez-vous. Hommes et femmes ont chanté et dansé sous le rythme des djembés. «Moi, je sors très rarement le kankourang. Depuis un mois que ce festival a débuté, ce n’est qu’une seule fois qu’on l’a fait sortir. Il a permis de protéger les enfants, car il est le garant de leur sécurité et même des selbés que nous sommes. Aujourd’hui par exemple, pour aller purifier les enfants à la mer et les faire revenir, on a fait sortir le kankourang», explique M. Diayité avant de continuer : «On a eu cette année une cinquantaine d’enfants qui ont été circoncis. Comme on n’est pas en Casamance dans le bois sacré, certains parents ont préféré garder leurs enfants chez eux. Ils sont dans leur droit. Par contre, une dizaine de familles ont laissé leurs enfants avec nous pour qu’on les protège et les mette dans le bois sacré.»

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