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Le livre, la jeunesse, l’économie sont la pyramide magique du Plan Sénégal émergent (Pse). C’est l’avis du professeur Mame Moussé Diagne qui estime également que ce sont les jeunes qui ont la capacité de rêver de cette «énorme utopie qu’est le Pse», Il a donné hier la leçon inaugurale de la 16e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak).

La 16e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique(Fildak) s’est ouverte hier sous une note intello. En effet, le thème de la présente édition est : «Livre, jeunesse, économie : défis du développement.» Le parrain de cette 16e Fildak, le Pr Mame Moussé Diagne, a abordé de façon magistrale ce thème, affirmant que «le Sénégal est l’un des pays qui ont le plus grand nombre de bibliothèques. Et ces réseaux s’intensifient depuis ces dernières an­nées avec à leur tête, l’Ucad et la Bu». «Mais si ces bibliothèques existent, c’est parce qu’elles sont mises à la disposition de la jeunesse», a dit l’agrégé en philosophie. D’après le Pr Diagne, «on ne peut construire un pays sans l’agent chargé de prendre en charge cette construction». Et, «il faut voir, comprendre pourquoi aujourd’hui cette jeunesse est au cœur même des politiques qui se mènent». «Si stratégiquement et tactiquement la jeunesse est mise au centre de ces politiques, c’est parce qu’elles sont un courant de transmission, un point de convergence et un agent de corrélation de ces différentes notions, livre, jeunesse, et économie», argumente le professeur Diagne. C’est ce qu’il appelle d’ailleurs,  «la pyramide ma­gique du Plan senegal émergent (Pse)».
Mame Moussé Diagne, auteur de plus de 70 articles, développe sa théorie sur cette «pyramide du Pse». «Le sommet est occupé par la jeunesse, les deux angles d’une part par le savoir…», éclaircit-il, mentionnant que c’est le procédé par lequel l’homme s’approprie un savoir pour le transformer en outil d’intervention sur le réel pour rendre cette intervention utile et ce réel «justement indispensable à la vie réelle qui, en ce moment-là, devient con­sommable». Pour M. Diagne, le livre récapitule l’expérience de notre Peuple, mais aussi des peuples du monde entier ainsi que les projets les plus avancés de l’humanité. « Quel est le segment de la société qui est plus apte à rassembler les enseignements du français pour nous projeter vers cette horizon si proche de 2035 et encore au-delà ?», s’interroge-t-il. Et pour répondre, il affirme que ce sont les jeunes qui ont la capacité de rêver cette de «énorme utopie qui est le Pse».  «Mais cette utopie étant à ne pas prendre au sens de ce qui n’existe nulle part mais au sens de ce qui est désirable et parfaitement faisable», précise le professeur. Il ajoute : «Il faut comprendre que le livre est un support privilégié pour la mémoire des peuples et un vecteur précieux de transmission de savoir et de savoir-faire.»

Importance du livre numérique
Selon Mame Moussé Diagne, l’édition, lorsqu’elle est adossée à un bon marché de lecteurs, «est une activité économique, qui participe au développement des consciences, et à celui de l’économie globale». Or aujourd’hui, poursuit-il, une problématique est posée à l’ensemble du monde. C’est que le livre, sous format papier, est fortement concurrencé par des textes qui sont sur support numérique. Ce qui lui fait dire dans des forums organisés ici et ailleurs, «qu’il faut tout faire pour que l’Afrique ne rate pas cette révolution numérique». Pour mettre fin à cette cérémonie d’ouverture de la 16e Fildak, le prix de la promotion de l’édition au Sénégal a été attribué à La belle des éditions de Antoinette Fall Corea. La lauréate bénéficie d’un montant d’1million de F Cfa.

mfkebe @lequotidien.sn

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