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C’est à la commune de Tivaouane Peulh-Niagues où, selon Aminata Mbengue Ndiaye, «un cas de rage humaine et un cas de rage caprine liés à la prolifération des chiens errants ont été déclarés», que le ministère de l’Elevage et de la production animale a organisé jeudi la Journée mondiale contre la rage. Une maladie faisant partie des maladies tropicales négligées et qui persiste dans notre pays. «Au Sénégal, au regard de la situation épidémiologique, la rage sévit de façon endémique et pose avec acuité un problème majeur de santé publique», a fait savoir le ministre de l’Elevage, révélant à ce propos «90 cas de rage canine et 80 autres de rage humaine entre 1995 et 2017». Des chiffres qui émanent successivement des services vétérinaires et de la clinique des maladies infectieuses de Fann. Pour une meilleure efficience du combat contre cette maladie qui cause chaque année «77 mille décès entre l’Afrique et l’Amérique latine», le ministre en appelle à la mobilisation de tous. «Les populations doivent être en première ligne dans ce combat contre la rage», a-t-elle exhorté, en mettant en exergue des statistiques de l’Organisation mondiale de la santé qu’«une personne meurt toutes les 10 minutes de la maladie et que plus de 95% des cas humains de rage sont dus à des morsures de chiens affectés». L’objectif de la campagne est d’arriver à «zéro cas d’ici à 2030», qui d’ailleurs a été le thème choisi pour cette présente édition.
abndiaye@lequotidien.sn

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