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La 17ème édition du Festival des musiques urbaines Yakaar qui devait démarrer ce vendredi (aujourd’hui) se tiendra avec un  décalage d’un jour. Les organisateurs l’ont fait savoir hier lors d’un point de presse.

AdjoaSikaLe Festival international des musiques urbaines Yakaar était annoncé pour le 3 au 6 mai. Pour cette édition 2017, ce sont plus de 20 artistes qui sont prévus pour se produire tout au long du festival. Ce samedi, la scène de l’Institut français va d’ailleurs accueillir les prestations du batteur, compositeur et chanteur Cheikh Lô, mais aussi de l’artiste togolaise Adjo’a Sika  qui fait de l’afrobeat-jazz. Elle a débuté sa formation musicale à sept ans. Dopée par la passion, elle se fait vite remarquer par son timbre vocal hors du commun. En 2013, elle avait sorti son premier album intitulé Akofa,  un mélange d’afrobeat gospel et de jazz. D’autres concerts étaient annoncés en prélude à ce spectacle. Mais l’organisateur, Pindra Safouane, a au cours d’un point de presse tenu hier à Rufisque annoncé de nombreux impairs. «Pour le concert prévu ce vendredi, on n’a pas pu avoir l’autorisation. Donc on repousse au dimanche le concert initialement programmé au jardin public de Rufisque. Il aura finalement lieu au centre culturel Maurice Guèye et ce sera un plateau 100% hip-hop.»
«Le samedi, il y a un concert avec Cheikh Lô et Adjo’a Sika», a tout de même précisé Safouane Pindra qui visiblement rencontre énormément de difficultés pour tenir cette édition. Comme si ce coup de massue porté par les autorités de la ville qui ont refusé d’autoriser la tenue de ce concert ne suffisait pas, des partenaires ayant confirmé leur soutien ont fait faux bond, dépouil­lant ainsi le programme initial. «L’un des trois jours du festival était dédié à une rencontre professionnelle. Mais on est obligé d’annuler faute de partenaires (…). Certains (partenaires) ont donné leur accord de principe et, jusqu’au moment où je vous parle, ils n’ont rien fait», a fait savoir le directeur du Festival Yakaar. Ces impairs n’ont toutefois en rien altéré la volonté des organisateurs habitués à pareilles situations. «On fait avec et on va aller jusqu’au bout», a positivé M. Safouane, revigoré par les propos des artistes présents jeudi au point de presse. Ceux-ci ont juré de donner le meilleur de leur talent pour la réussite de ce festival.

Un engagement collectif
«Je suis venu rien que pour rencontrer le public et le Peuple sénégalais», a lancé avec fierté l’artiste Would Chabb du Maroc. Il promet un grand chaud di­manche prochain. Cheikh Lô a pour sa part exhorté les autorités et les artistes à venir soutenir le Festival Yakaar. La Togolaise Adjoa Sika s’est, quant à elle, enthousiasmée de la grande diversité qui caractérise ce festival. «Rien que de partager la table avec tous ces artistes, mon plaisir est assez immense», a assuré la chanteuse togo­lai­se. «Les villes qui marchent ont leur festival. Yakaar doit être l’exemple de Rufisque. Je ne comprends pas pourquoi et comment les gens ont fait pour ne pas sauter sur l’occasion pour construire l’émergence culturelle de Rufisque», s’est interrogé le rappeur Matador. Des artistes comme Pps, Monza de la Mauritanie, Would Chabb du Maroc, Dip Dundu Guiss, Déesse Major vont clore cette édition 2017 du Festival Yakaar dimanche prochain.
Correspondant

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