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La 1ère édition du Sunu gospel est prévue ce 15 juillet à Sorano. Marcel Gomis, l’initiateur, et qui est venu nous en parler, promet que ce spectacle sera du «gospel 100% à la sénégalaise».

«Au Sénégal, beaucoup de chœurs ne créent pas, ils se contentent d’exécuter simplement des chants importés.» Ce constant a amené Marcel Gomis et ses coéquipiers de M’pact events à vouloir innover avec la 1ère édition d’un concert baptisé Sunu gospel, prévu ce 15 juillet à Sorano. Ils promettent à l’occasion un spectacle unique et 100% gospel. «L’idée nous est venue de faire autrement le gospel avec comme ingrédients nos instruments locaux à savoir la kora, le balafon, la flûte locale, le djembe… On veut carrément recréer les lois du concert et créer notre propre gospel pour promouvoir notre propre culture. Ce jour-là, les spectateurs seront bien servis et ravis, ils ne seront pas déçus…», assure-t-il après avoir expliqué le contenu et la genèse de son concept Sunu gospel.
Formé de deux mots, Sunu veut dire «notre» et Gospel comme chant «notre chant», le Sunu gospel repose sur une réappropriation de cette musique héritée il y a longtemps des esclaves. «Au début, nos ancêtres durant l’esclavage utilisaient le gospel pour se lamenter. Ils chantaient pour exprimer leur tristesse… Après l’abolition de l’esclave, ce style de musique a été injecté dans les églises pour évangéliser», explique Marcel Gomis. A l’en croire, aujourd’hui au Sénégal, cette musique a fini d’être popularisé par le chanteur et rappeur Fada Freddy. Mais pour Marcel et ses amis, le gospel reste une musique essentiellement évangélique. C’est au détour de l’exécution d’un couplet qu’ils se sont dit : Pourquoi pas ? «Why not ? Pourquoi ne pas avoir notre propre musique gospel… En tant que genre bien aimé au Sénégal.» Ce 15 juillet, pour leur concert à Sorano, ils veulent prouver qu’il est possible de faire du gospel à la sénégalaise. «Ce que les autres pays comme l’Afrique du Sud et le Nigeria font avec leur chœur, nous pouvons aussi le faire.» Lui et son groupe entendent ainsi réveiller ce petit génie qui sommeille dans l’esprit des «maîtres de chœur sénégalais». Toutefois, ils disent être conscients que le gospel ce n’est pas un genre musical facile, ajouté au fait que «nos maîtres de chœur ont la paresse d’écrire».
«Avec ses nombreux mélanges de styles, jazz, rock, blues… la composition, complication, la réadaptation peuvent être difficiles. Mais si on a le rythme, on va le maintenir avec nos propres instruments et valoriser notre culture. Avec ce nouveau concept, on va pousser nos maîtres de chœur à écrire et à créer de nouvelles chansons», tente de convaincre M. Gomis. Pour ce concert qui se tiendra le 15 juillet à 20h 30 à Sorano, il informe que les meilleurs chœurs de Dakar y prendront part : Kanjelee de la paroisse des Martyres de L’Ouganda, Nkos­siam des Parcelles Assai­nies, la Voix des anges, la chorale Saint Martin de Porres et Fulgence Gakou, le parrain, entre autres… Pour ce qui est des bénéfices de ce concert, Marcel Gomis fait savoir qu’une partie sera reversée aux sœurs Carmélites de Sébikotane qui veulent réfectionner leur chapelle. «Je lance d’ailleurs un appel à l’endroit de ceux qui peuvent les aider. Elles ont besoin de 12 millions», informe-t-il. En attendant la tenue de ce premier Sunu gospel, Marcel formule sa principale prière : pérenniser l’événement !
aly@lequotidien.sn

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