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Mor Kharma, président du Festival Lëkëloo.

Du mois de juillet à décembre prochain se tiendra au Sénégal, la première édition du Festival international Lëkëloo. Les organisateurs ont fait face à la presse hier, à la Maison de la culture Douta Seck, pour faire connaitre le contenu et la programmation. Ce fut en présence du Consul général de la Guinée Equatoriale (invitée d’honneur) au Sénégal.

Le 22 juillet prochain s’ouvre à Dakar, la première édition du Festival international Lëkëloo. Une cérémonie d’ouverture et de sélection des représentants du Sénégal en danse, chant, mode, conte et percussion est prévue au Théâtre national Daniel Sorano. Selon les organisateurs qui étaient hier en conférence de presse à la Maison de la culture Douta Seck, le festival se poursuivra les 13, 20 et 27 septembre par une sélection des représentants de tous les pays participants. Ce sont : le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’ivoire, la Guinée, la Gambie, le Maroc, le Niger, le Gabon, le Cameroun, la Rd Congo, la Rep. du Congo, la Turquie, la Chine et le pays invité d’honneur, la Guinée Equatoriale. Si l’on en croit Mor Kharma, le président de ce festival porté par l’association Demcom, une partie de cette initiative se fera en Gambie. Il s’agit de focus groupes qui seront animés du 15 au 23 décembre 2017 par des professionnels du secteur des arts, en l’occurrence l’artiste Baba Maal, la danseuse Germaine Acogny et la styliste Oumou Sy.
«La Maison de la culture Douta Seck abritera du 26 au 30 décembre, une foire d’artisanat d’art et la clôture du Festival Lëkëloo se fera au Grand théâtre le 30 décembre par des concours thématiques», a encore annoncé Mor Kharma. Il a, au cours de ce point de presse, rappelé que l’idée d’organiser ce festival est partie d’un forum sur le patrimoine culturel, organisé à la place du Souvenir africain. A l’en croire, l’objectif  du Festival Lëkëloo est de «valoriser la tradition africaine». «Il faut que l’Afrique, par sa jeunesse, change les choses. C’est pourquoi nous fondons cette initiative sur deux axes importants : la solidarité et la culture. Nous sommes nés solidaires en Afrique. Donc il nous faut cultiver cette notion de solidarité entre pays africains», a dit Mor Kharma. Il précise également que la notion de culture «a été choisie pour montrer les valeurs culturelles de notre continent». «L’Afrique a tout pour réussir. Nous devons montrer aux autres peuples, les traditions africaines. Nous devons leur faire voir notre vraie culture», a insisté le président du Festival Lëkëloo.
Présent au point de presse, M. Obama, consul de la Guinée Equatoriale au Sénégal, s’est félicité de cette heureuse initiative qui regroupera au Sénégal, la jeunesse africaine. «C’est un festival d’envergure africaine», a-t-il dit mentionnant que l’appelation «Lëkëloo » est assez évocateur. Pour lui, ce festival va «fédérer les jeunes du continent ». Et, «la jeunesse étant l’espoir de demain, l’Afrique à coup sûr apportera sa pierre à l’édification d’un monde meilleur». C’est également la conviction du représentant du ministre de la Culture. Selon le directeur des arts, Abdoulaye Coundoul, «ce festival offre un cadre d’expression de la diversité culturelle. Et c’est pour cette raison que le ministère de la Culture a apporté son soutien». Rappelant que l’idée du projet a fait son chemin depuis une dizaine d’années, M. Coundoul a insisté sur le fait que la tutelle est au cœur du projet, affichant sa satisfaction de voir «de jeunes africains de divers horizons se réunir pour former un monde sans barrière». Pour tenir à bien cette première édition du Festival international Lëkëloo, les organisateurs misent sur un budget global de 135 millions.
arsene@lequotidien.sn

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