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Mgr Benjamin Ndiaye, initiateur du Prix de l’école la plus propre et plus vert.

Le premier Prix de l’école la plus propre et la plus verte a été remporté par le Complexe des Pères Maristes de Ndiakhi­rate. Cette première édition, initiée par l’archevêque de Dakar Mgr Benjamin Ndiaye, a mis en compétition 20 établissements. A l’issue d’un an de phase-test,  le lauréat a été accompagné par le Complexe Apprentis­sage et l’école Mère Jean Luc Dieng, classés respectivement deu­xième et troisième. Les autres écoles, qui n’ont pas démérité, promet­tent de faire plus l’année prochaine.

«L’école la plus propre et la plus verte de Dakar». Cette initiative, lancée l’année dernière par monseigneur Benja­min Ndiaye, lors de la 66e édition de la kermesse diocésaine, a porté ses fruits. Après les 20 établissements publics et privés sélectionnés, les élèves ont fait montre de civisme pendant une année et montré aussi qu’on peut vivre  dans un environnement propre. Ainsi, les trois écoles qui se sont distinguées ont reçu hier le prix de la première édition 2019. Il s’agit du Complexe des Pères Maristes de Ndiakhirate, qui a remporté le premier prix avec une enveloppe de 3 millions de francs offerte par le maire de Dakar. Le deuxième prix est  décerné au Complexe Appren­tissage avec  une enveloppe de 2 millions de francs offerte par le ministère de l’Environ­nement et la direction du Cadre de vie. Quant au 3e prix, il est décerné à l’école Mère Jean Luc Dieng avec une enveloppe d’un million de francs. Cette école s’est distinguée, d’après les membres du jury composés d’éminentes personnalités et d’enseignants, sur le tri des déchets. Elle a mis en son sein en place un système qui permet de trier les déchets solides et non solides.
Dans la même veine, des prix spéciaux d’engagement ont été aussi décernés au Cem Ndiaxar  Diagne, à l’école Sainte Bernadette et à celle de Masse Massar Niane 2.
En plus de ces distinctions, les prix Gaïndé sont décernés aussi au cours Sainte Marie de Hann qui est mis hors con­cours, au ministre de l’Urba­nis­me, du logement et de l’hygiène publique et à Mme Soham Wardini, maire de la Ville de Dakar.
Cécile Diouf, enseignante au Complexe des Pères Mariste de Ndiakhirate  qui a remporté le premier prix, se dit très satisfaite de cette distinction. «Je suis très émue. Nos élèves ont suivi nos conseils. Ils ramassent les ordures après chaque récréation. Nous les enseignons aussi dans les programmes des leçons de vivre ensemble dans un milieu propre. Quand on leur a demandé de trouver des solutions par rapport à l’insalubrité, ils nous  ont proposé des poubelles dans les écoles et dans les rues», a-t-elle expliqué en promettant que d’ici 2030, le Sénégal sera différent de ce qu’il est aujourd’hui. Les enfants sont bien sensibilisés dans les classes et sont porteurs aussi de ces messages dans leurs familles respectives.
Abondant dans le même sens, Mme Soham Wardini dira que c’est une belle chose d’initier ce prix avec les élèves. Pour le maire de la Ville de Dakar, «il est plus facile avec les enfants d’inculquer des valeurs, car ils vont grandir avec. Ce qui n’est pas le cas avec les adultes qui ont déjà leurs comportements». Pour elle, une ville propre et une école plus verte est possible si vraiment on met l’accent sur ces enfants qui seront les adultes de demain.

Collecter des graines de pain de singe pour les planter à travers le pays
De l’avis de monseigneur Benjamin Ndiaye, initiateur de ce prix, le Sénégal est un pays riche  de ses hommes et de ses femmes qui ont des qualifications dans tous les domaines. Ils ont appris des activités au service leur communauté, se réjouit-il d’emblée avant de relever que son premier ther­momètre de la qualité de vie, ce sont les toilettes et en­sui­te viennent les arbres qui sont les compagnons de l’homme.
Saisissant cette opportunité, le prélat a demandé aux enfants, comme lui aurait suggéré Aly Haïdar, de rassembler les graines de pain de singe après le «ngalakh» pour les lui remettre afin de planter des baobabs à travers le pays. Ce qui l’amène à dire aux élèves d’avoir des réflexes de propreté et du cadre de vie. L’engage­ment de toutes les écoles a été salué. Et le rendez-vous est pris pour la seconde édition.

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