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Diourbel a abrité hier un Comité régional de développement (Crd) de vulgarisation de la stratégie d’intervention du projet Plasepri. La réunion qui s’inscrit dans le cadre des tournées nationales du ministère de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire a servi de prétexte aux participants pour se plaindre des taux d’intérêt jugés élevés.

«Le taux d’intérêt de 12% est très élevé parce qu’au lieu d’avoir une autonomie, on s’enlise.» C’est l’avis d’un bon nombre de participants au Crd de vulgarisation de la stratégie d’intervention du projet Plasepri (Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie). Cet atelier de mise à niveau a été présidé par le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire. Mme Zahra Iyane Thiam a indiqué qu’une enveloppe de 200 millions Cfa a été allouée à la région de Diourbel pour l’année 2019 afin d’accompagner l’initiative locale. Ce Crd, selon elle, a permis d’avoir plusieurs recommandations, surtout par rapport aux conditions d’accès aux financements. A l’en croire, l’objet de leur visite à Diourbel était surtout de discuter des conditions et trouver des solutions de la Plasepri. Sur ce, dit-elle, «il s’agira de voir avec l’association des professionnels comment avoir des fonds de garantie qui peuvent faciliter l’accès aux bénéficiaires et comment avoir également des séances d’éducation financière».
Mme Thiam a reconnu qu’une des difficultés évoquées renvoie à l’allègement du taux d’intérêt, d’autant plus que la plupart des bénéficiaires sont des groupes vulnérables. «Des femmes et des jeunes qui sont dans de l’entreprenariat de petite dimension et cela va être pris en compte», a-t-elle rassuré. C’est ainsi qu’elle a fait savoir que le Fonds de garantie peut être une solution. Mais aussi, poursuit-elle, il faut mettre en branle le système de l’économie solidaire parce que la région de Diourbel regorge d’énormes potentialités.
Marie Christelle Senghor Sambou, l’une des bénéficiaires, a déclaré que toutes les femmes souhaitent que ces taux d’intérêt soient revus à la baisse pour permettre à toutes les femmes d’avoir accès à ces financements et de travailler pour le bien-être de leur famille. «Le taux d’intérêt de 12% est très élevé parce qu’au lieu d’avoir une autonomie, on s’enlise. Nous sommes poursuivies de partout à cause des dettes et cela est dû aux taux d’intérêt trop élevés. Pour pouvoir rembourser correctement les financements, on est obligé d’utiliser nos économies. Cela risque de nous anéantir et de nous réduire à zéro. Il faut impérativement revoir le taux d’intérêt», recommande-t-elle.
Correspondante 

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