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C’est par deux courts métrages de Ababacar Samb Makharam et du Nigérien Oumarou Ganda que la deuxième édition du Festival Dakar court métrage, qui se tient du 9 au 14 décembre, a été lancée. Ce choix rend hommage à ces deux anciens qui ont signé, respectivement, Et la neige n’est plus, nominé meilleur film de la catégorie au Festival mondial des arts nègres de 1966, et Cabascabo, (1969). «Nous avons pu voir deux films intéressants qui traitent des questions d’actualité», s’est réjoui le directeur de Cabinet du ministre de la Culture et de la communication. Demba Faye souligne que le cinéma revêt une importance particulière pour le Sénégal. Les prix obtenus par Mati Diop avec Atlantique en attestent. Cette motivation expliquerait d’ailleurs le fait que le Sénégal «compte beaucoup investir» sur le cinéma. En marge du séminaire intergouvernemental franco-sénégalais, le ministre de la Culture et de la communication a en ce sens signé une convention avec l’Agence française de développement (Afd) pour l’étude de faisabilité de la Cité du cinéma, explique le directeur de Cabinet.
Le directeur de la Ciné­matographie assimile le genre court métrage à une «porte d’entrée» dans le cinéma. «La création cinématographique est impulsée par le genre du court métrage. 38 films produits en quatre ans, c’est un pas important avec un montant assez substantiel», estime Hughes Diaz. Il ajoute : «Le rayonnement du cinéma sénégalais, ce n’est pas qu’à travers les longs métrages. Angèle Diabang, Khadidiatou Sow, Moly Kane l’ont montré lors des grands festivals, le Fespaco et la Berlinale. Donc l’Etat doit aider à impulser cette dynamique portée par les jeunes qui permet un renouvellement de la création cinématographique et audiovisuelle dans notre pays», ajoute-t-il. M. Diaz classe par ailleurs au rang de priorité le projet de la Cité du cinéma qui, selon lui, va mettre en place un Institut supérieur des métiers du cinéma. En plus de l’Ecole nationale des arts (Ena) qui apporte son concours à la formation des créateurs. «Nous allons nous hâter avec les partenaires à la mise en place des structures de formation des métiers de cinéma», dit-il.
Moly Kane, président du Festival Dakar court métrage, décline la feuille de route. «Nous allons débuter par six films en compétition. Il y aura aussi des activités, des tables rondes et rencontres professionnelles sur le format court métrage. Les jeunes de talent court vont prendre part aux formatons prévues. Entre autres innovations, il y a la présence de dix réalisateurs en compétition ; seul un brille par son absence. En plus du Grand prix du grand jury Djibril Diop Mambety et du Grand prix national Annette Mbaye D’Erne­ville, il est prévu les Prix des meilleurs interprètes masculine et féminine et le Prix Sudu pour la distribution.» A noter que c’est par un show de Baba Mal que le festival sera clôturé ce samedi.

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