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C’est à Dakar que l’Association Cinewax a procédé au lancement de la deuxième édition du Online african film festival (Oaff). Le festival propose pendant un mois des films exclusifs sur le «Rêve africain» sur sa plateforme de streaming vidéo.

Après Paris, Bruxelles, Accra, Abidjan, le lancement de la 2e édition du Online african film festival (Oaff) s’est tenue à Dakar il y a deux semaines. L’idée de ce festival créé par Cinewax est de rendre les films made in africa plus accessibles via internet. Pendant 30 jours, du 15 novembre au 15 décembre, les férus du cinéma peuvent regarder avec 1 500 F Cfa une trentaine de films des meilleures productions africaines. «Le rêve africain» est le thème de cette année. Et donc pour cette édition, l’accent est mis non pas sur des films qui dénoncent des problématiques sociales, mais plutôt sur ceux qui sont enrobés avec de la fantaisie pour parler des questions de fond, afin de faire rêver l’audience en même temps. «Le rêve africain, c’est le thème qui, selon nous, est censé être le tremplin non seulement pour la plateforme, mais du cinéma africain. La sélection de films met en lumière des projets de film articulés autour de super héros, d’aventures fantastiques», a détaillé, Diomaye Augustin Ngom, scénariste, chef d’équipe Cinewax au Sénégal. Comme un festival normal, un jury digital africain international votera pour 6 films. «Les meil­leurs films seront nommés parce qu’un jury aura décidé de leur pertinence et de leur excellence. Ces projets recevront un prix. Et effectivement, on pourra mettre en avant ces films-là pour qu’ils puissent être vendus et diffusés ailleurs», a renseigné M. Ngom.

«Une place dans l’avion» et «Oga Bolaji» projetés
Une place dans l’avion de la réalisatrice sénégalaise Khadi­diatou Sow a été le premier à être projeté il y a quelques jours à l’Institut français de Dakar. Ce court métrage parle du fantasme qui est dans la tête et dans le cœur de beaucoup de jeunes Sénégalais : l’émigration. Pen­dant 17 minutes, Khadidia­tou Sow a tenu le public en haleine avec cette fiction. Une place dans l’avion est bien en cohérence avec le thème du festival dont le but est de «redessiner le fantasme africain», de raconter comment la jeunesse africaine perçoit ses perspectives, ses espoirs, ses craintes et de monter la critique qu’elle porte sur sa société contemporaine.
Oga Bolaji (91 mn, 2018) du Nigérian Kayode Kasum est le deuxième film projeté. Il est une histoire centrée sur la vie simple et joyeuse d’un musicien à la retraite de 40 ans. Sa vie prend une tournure radicale lorsqu’il rencontre une fillette de sept ans. Oga Bolaji met en valeur la résilience et l’ingéniosité de l’esprit nigérian. Le mélange d’émotions qui fait le charme de ce film a fédéré beaucoup d’avis autour de son succès. Les musiques de film sont bien appréciées. Elles viennent apporter du contraste selon que le moment est drôle ou dramatique, preuve de la créativité du réalisateur.
En 2018, le monde célébrait le succès de Black panther, un film remarqué pour sa représentation de la culture africaine et afro-américaine, réalisé par l’Améri­cain Ryan Coogler. En réponse à ce phénomène, un débat est posé : Est-ce que quelqu’un qui ne fait pas parti de la communauté africaine est légitime pour raconter certaines histoires africaines ? Pour certains, le plus important, «c’est de pouvoir s’investir dans la recherche que le sujet demande, de s’impliquer auprès des populations pour parler des choses en profondeur et ne pas les traiter seulement de manière superficielle». D’autres par contre, ancrés dans la recherche de l’identité du film africain, estiment que «c’est aux africains de raconter leur propre histoire».

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