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Pots à poulpe.

Les quais de pêche de Pointe Sarène enregistrent d’importantes prises de poulpe. Rien que pour le mois d’août 2018, 3000 tonnes de poulpe ont été débarquées au niveau de ces quais, soit une valeur de 6,5 milliards de francs Cfa.

Le poulpe est un produit à forte valeur ajoutée, une source de devises importante pour le secteur de la pêche. Rien que pour le mois d’août 2018, 3000 tonnes de poulpe ont été débarquées au niveau des quais de pêche de Pointe Sarène, ce qui représente 6,5 milliards de francs Cfa. L’annonce a été faite mardi à Pointe Sarène, par Guèye Ahmad Abou Seck, le directeur de Cabinet du ministre de la Pêche et de l’économie maritime, qui présidait la cérémonie de lancement de la campagne d’immersion de pots à poulpe dans le département de Mbour.
Selon M. Seck, la pêche est le premier secteur exportateur avec 244 milliards de francs Cfa, un secteur pourvoyeur d’emplois estimé à 600 000, ce qui fait que le président de la République accorde une importance particulière à ce secteur. Ainsi, déclare-t-il, les mesures prises par le ministre de la Pêche sont de nature à renforcer le secteur. «Le renforcement des infrastructures et des outils de développement du secteur à travers la création des quais de pêche, la modernisation de structures de transformation. Il y a aussi l’accompagnement social de la subvention à travers les moteurs, l’essence, le Code de la pêche. S‘y ajoute l’approche concertée du ministre avec les communautés de pêcheurs, entre autres.  C’est l’ensemble de ces orientations qui nous ont permis d’avoir les résultats que nous enregistrons dans le secteur de la pêche», s’est glorifié le directeur de Cabinet du ministre de la Pêche et de l’économie maritime.
Il reconnait, tout de même, que des défis majeurs, tels que la gestion durable de la ressource, les changements climatiques, la sécurité en mer se posent.
Face à cette situation, d’importantes actions sont prévues dans le cadre de la Lettre de politique sectorielle, telles que la restauration de l’habitat, l’aménagement des pêcheries, mais aussi la régulation de l’accès à la ressource, a assuré M Seck. C’est pourquoi, il a demandé aux Comités locaux de pêche artisanale (Clpa) du département de mieux travailler en synergie pour augmenter ces résultats.
Au total, 12 000 pots à poulpe ont été immergés dans l’océan pour servir d’habitat aux poulpes et contribuer ainsi à une gestion durable de la ressource au Sénégal.
Sur ces 12 000 pots à poulpe, précise Arnaud Appriou, chargé de mission et représentant la délégation de l’Union européenne à cette cérémonie, les 10 000 d’une valeur de 10,5 millions de francs Cfa, ont été offerts aux pêcheurs par la Délégation de l’Union européenne au Sénégal et le ministère de la Pêche et de  l’économie maritime. Tandis que les 2000 restants, sont l’œuvre des Comités locaux de pêche du département de Mbour. Ces pots à poulpe, fabriqués à base d’argile, permettront de créer des récifs artificiels non polluants pour faciliter la reproduction de l’espèce.
abciss@lequotidien.sn

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