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La 3e édition de «Guédiawaye by Rap»  se déroule depuis hier à Guédiawaye. Prévue pour être bouclée le 26 décembre prochain, la manifestation peine à boucler son budget à cause de certains sponsors ayant, au dernier moment, fait faux bond aux organisateurs.

La 3e édition de «Guédiawaye by Rap» a débuté depuis hier. Cette manifestation se poursuivra jusqu’au 27 décembre avec une série de concerts et de manifestations visant à promouvoir les valeurs citoyennes avec la mobilisation des associations pour rendre propre la localité. Organisé par l’association Guédiawaye Hip hop dont le président est Malal Talla alias «Fou malade», l’évènement se déroule en collaboration avec la 2 Stv qui le diffusera en direct sur ses antennes. «C’est un festival international exclusivement de culture urbaine, tous les éléments de la culture urbaine seront représentés, il est anormal que des évènements importants se passent à Dakar et ne passent pas dans la Banlieue. Cet évènement est un vecteur de paix et de stabilité sociale, de cohésion sociale.», a expliqué Malal Talla alias «Fou malade». Trois  concerts se tiendront avec plus d’une cinquantaine de groupes. Et les activités s’étendront sur six jours.
Prévus sur une scène qui sera aménagée devant les locaux du foyer de Wakhinane, ces concerts débuteront à partir  de 19 heures.  Le premier concert se tiendra ce soir avec pas moins d’une vingtaine de groupes parmi lesquels l’on peut citer Ahlou Brik Paradise,  X press  et Pat Ghetto. Demain samedi, ce sera au tour d’autres rappeurs comme Simon, Ombre Zion et d’autres hip-hoppeurs d’offrir un spectacle «haut de gamme» à la population de Guédiawaye.  Le 25 décembre prochain, jour de noël, d’autres groupes  dont Keur-Gui, des rappeurs comme NgaakaBlin’D, Books et Matador vont entrer en scène pour boucler cette série de concerts. Malheureusement la population de Guédiawaye ne pourra pas voir sur scène DipDounDouGuiss. Selon les organisateurs, il ne pourra pas honorer de sa présence le rendez-vous, à cause d’un voyage en Gambie.

Racine Talla et Mbagnick Ndiaye au banc des accusés
Le budget global pour tenir à bien cet évènement est de 60 millions de nos francs. Mais les organisateurs n’ont pu boucler le quart. Fou Malade impute alors l’entière responsabilité à des partenaires qui se sont désistés au dernier moment. Parmi eux, la mairie de la commune de Wakhinane Nimzatt dirigée par son frère, Racine Talla. Le ministre de la Culture et de la communication se retrouve aussi au banc des accusés. Le président de  «Guédiawaye Hip hop»  l’accuse de n’avoir pas tenu promesse. «Le ministère de la Culture nous avait promis de nous donner la logistique. S’il ne nous donne pas de l’argent, le ministère devait au moins nous donner l’équivalent de la logistique», dénonce- t-il, précisant que face au manque de moyens, ils ont été obligés de se passer des artistes étrangers qui étaient prévus. Fou Malade ne manque pas de rappeler qu’à la précédente édition, de nombreux artistes venus d’ailleurs s’étaient produits. Pour le moment, la direction de la Senelec, l’ong 3 D et la Francophonie ont permis aux organisateurs de sauver l’organisation de la manifestation. En plus d’actions citoyennes pour rendre propre leur localité et des conférences pour conscientiser les jeunes et les femmes à prendre en main leur destin, les initiateurs du festival vont réhabiliter  Keur Ndoumbélane qui se trouve dans un jardin.
ambodji@lequotidien.sn

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