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Les Rencontres internationales de slam et de poésie, qui se tiennent depuis 3 ans à Guédiawaye, sont prévues cette année du 3 au 6 mai prochain. Directeur de la compagnie du Théâtre de la rue et promoteur de ces rencontres connues sous le nom de Nuit du slam, Papa Meïssa Guèye et ses collaborateurs ont communiqué hier sur leur programme et dénoncé le manque de soutien de la mairie de Guédiawaye.

La 3e édition des Rencontres internationales de slam et de poésie dénommée Nuit du slam, se tient du 3 au 6 mai prochain à Guédiawaye. Plusieurs activités sont prévues à ces rencontres, qui verront la participation de slameurs et d’autres venant du Burkina Faso, du Togo, du Congo Brazza, du Cameroun, du Gabon, des Comores, de Belgique et de France. Les organisateurs indiquent que l’université du savoir-faire de Guédia­waye accueillera à l’ouverture, le 3 mai, la Nuit du slam. « Il y aura une grande scène de slam et de poésie musicalisée du groupe Sylabavoice de Seydou Bah. Mais elle sera précédée le matin d’une déambulation de la création chorégraphique internationale Ibeu Lô et d’un tournoi interscolaire à Guédia­waye.»
Gorée accueillera pour sa part, le 4 mai, le slam tour et des textes seront déclamés, avant que les slameurs ne retrouvent le soir la grande scène de l’université du savoir-faire. Le dimanche avant la clôture, une table ronde sera tenue sur l’impact dans l’éducation des enfants. Papa Meïssa Gueye, directeur de la Compagnie théâtre de rue et initiateur du projet, s’en explique. «Nous avons l’ambition de développer le slam et qui dit développement doit commencer par la petite catégorie. Nous voulons initier les enfants au slam dès le bas âge. Nous voulons aussi que les enfants s’expriment à travers l’écriture et la parole, parce que c’est souvent un volet trop négligé», soutient-il.
Habitant de Guédiawaye où il tient depuis 3 ans ces rencontres, M. Guèye trouve curieux le manque d’accompagnement des autorités de la mairie, qui brillent chaque année par leur absence. Pourtant, ce n’est pas faute de les avoir conviés, ni même de leur en avoir parlé, souligne l’initiateur de ces rencontres. «Je dis ce que je pense. Je dis les choses telles qu’elles sont. La mairie de Guédiawaye est une mairie trop politique. Le maire est trop politique. J’ai été un de ses premiers collaborateurs en matière de culture. Mais j’ai vu que tous les engagements qu’il avait pris avant qu’il ne soit maire, il ne les a pas respectés. C’est un maire qui n’aime pas la culture», lance-t-il dépité. Pour un budget de global 15 millions de F Cfa, ce dernier informe qu’il a bénéficié du soutien et l’accompagnement d’institutions internationales telles que la Wallonie Bruxelles international, le Bureau international de la jeunesse (Bij), le Mons arts de la scène (Mars) et sa compagnie, le Théâtre de la Rue, a elle-même pris en charge les deux tiers de l’organisation de ces rencontres. A ses yeux donc, il n’est pas de question d’argent. «L’accompagnement institutionnel est plus important que tout ! On a besoin en accueillant nos partenaires, que notre maire Aliou Sall soit avec nous. Cela pouvait même booster des partenaires privés à venir soutenir le projet», fait-il savoir.
aly@lequotidien.sn

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