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Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural recommande aux initiateurs de la Dytaes (Dynamique sur la transition agro-écologique au Sénégal) à se formaliser dans un cadre permanent et structuré de concertation. Pr Moussa Baldé, qui présidait hier l’ouverture de la 3e édition des Journées de l’agro-écologie, veut que cette plateforme qui regroupe une soixantaine d’acteurs, soit l’interlocuteur du gouvernement dans la mise en œuvre de la vision du chef de l’Etat.
Pour rappel, le Président Macky Sall a pris l’engagement de faire de l’agro-écologie le quatrième axe de son quinquennat.
Et à travers la Dytaes, qui a été lancée depuis près d’un an, ces acteurs ont voulu «construire une contribution commune pour renforcer l’Etat du Sénégal dans sa vision exprimée par le président de la République. Ils ont adopté une méthode qui a consisté d’abord à faire la cartographie des initiatives, portées par des organisations paysannes, des Ong et par l’Etat, puis ont organisé six ateliers dans les différentes zones agro-écologiques du Sénégal et surtout un septième atelier dont la particularité a été de mettre ensemble producteurs, consommateurs, nutritionnistes, toxicologues, pour échanger sur la plus-value de la production agro-écologique sur la santé humaine, animale et environnementale. Tous ces éléments ont permis de produire un document de contribution aux politiques nationales sur la transition agro-écologique». Ce document qui sera finalisé au cours de ces journées sera remis le 1er février 2020 au chef de l’Etat, pour qu’au finish, le Sénégal soit doté d’une vision inclusive en termes de l’évolution de son agro-écologie.
En effet, explique Marième Sow, membre de l’initiative, le Sénégal peut bien être pays-pilote de l’agro-écologie, parce que les initiatives, les instituts de recherche, la science, les Ong, entre autres, sont là. Donc plaide la présidente du réseau international Enda Tiers-monde, «l’agro écologie doit avancer et elle va avancer au Sénégal».
L’agro-écologie est considérée comme étant un processus de gestion des sols, la distribution de la production agricole, de la semence à la gestion des déchets. Cette technique différente de l’agriculture conventionnelle a plusieurs avantages, selon le Directeur exécutif de Cicodev. Elle permet, d’après Dr Amadou Kanouté, de régénérer les sols, de ne peut pas utiliser les engrais chimiques, les pesticides, ce qui a un impact sur la santé humaine, animale et végétale. Selon lui, des études ont montré que «si jamais nous n’arrivons pas à trouver des mécanismes pour inverser cette orientation du climat avec les changements climatiques, d’ici 2050, la production va baisser de 40% pendant ce temps, la population va augmenter de 50%». Ceci risque de créer une crise alimentaire. L’alternative, d’après les initiateurs de la Dytaes, c’est l’agro-écologie qui permet un contrôle de toute la chaine alimentaire.

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