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S’affirmer comme un des plus grands pôles de recherche scientifique et d’innovation d’Afrique : C’est l’ambition du Sénégal qui a matérialisé ce souhait par l’acquisition très prochaine d’un supercalculateur, après l’Afrique du Sud (2016) et la Côte d’Ivoire (2018) et par l’implantation d’un Centre national de calcul scientifique (Cncs). Une rencontre en ce sens s’est tenue le jeudi dernier au ministère de l’Ensei­gnement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation entre des membres du ministère et une délégation de l’entreprise Atos, chargée de la conception du puissant ordinateur.
«C’est un projet complexe et important qui va permettre d’accélérer au niveau du Sénégal l’innovation, la performance, la compétitivité. Et aussi une chose importante, à savoir la souveraineté nationale tant sur les données de recherches que sur la compétence qui va permettre aux chercheurs sénégalais d’avoir directement des outils très performants in situ», a déclaré Daniel Giroud, directeur pour l’Afrique de l’Ouest et de l’Est de l’entreprise Atos.  «Le supercalculateur est en train d’être construit en France et il devrait être finalisé en  début juillet. Ensuite, il y a beaucoup de travail sur les infrastructures devant l’accueillir ainsi que la construction du centre ; ce qui fait que le supercalculateur sera utilisable par les Sénégalais avant la fin de l’année», a ajouté  M. Giroud. «Au-delà de l’infrastructure, c’est un programme global sur 5 ans d’accompagnement, de formation, de mise en place d’un écosystème», a-t-il relevé.
«La mise en place du supercalculateur et du Centre national de calcul scientifique qui va l’abriter permettra aux chercheurs sénégalais et africains et même d’autres pays qui  y travailleront de mieux aborder leurs questions de recherche et de les appliquer aux besoins du développement», s’est réjoui pour sa part Amadou Thierno Gaye, directeur de la Recherche et de l’innovation.  Selon lui,  l’avènement de cette machine va ouvrir de nouvelles perspectives. «Dans le cadre de ce projet, l’intelligence artificielle, la robotique, la modélisation, les calculs scientifiques, le big data, la biologie moléculaire et autres vont être enseignés au niveau Licence et Master pour développer très rapidement des compétences dans ces domaines», a ainsi relevé M. Gaye.
Le supercalculateur est un super puissant ordinateur capable de faire des calculs complexes en un temps record. Son impact va se faire sentir dans plusieurs domaines, notamment l’économie, la santé, le climat, la finance… Le coût total du projet du Cncs est de 10 milliards de francs.
abndiaye@lequotidien.sn

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