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Le 6 mars 1977, Mohamed Séni Guèye, après tant d’années de sa vie dédiées à l’exaltation divine, devint «messager », change de cap et de philosophie : «Je suis le Khalife de Dieu sur terre, le sauveur de l’humanité qu’il a choisi pour vous. Dieu a élu Son guide. Ce guide c’est Mohamed Séni, le wâli.» Né le 19 juillet 1926 à Ouakam et disparu le 12 mars 2007, le marabout, grand artisan de la Mosquée de la Divinité sise sur la Corniche marchait sur les sentiers d’Allah tout comme le prophète Mohamed (Psl). Samedi prochain, ses fidèles vont tenter de perpétuer son legs dans le cadre de la 22ème édition de la commémoration de la descente spirituelle de «Sangabi», comme l’appelle-t-on affectueusement dans la communauté Nabyla. «Nous allons revisiter la vie et l’œuvre de «Sangabi». «Nous allons parler de l’essence de sa mission qui était universelle et n’était pas uniquement destinée à la population de Ouakam, ni aux Sénégalais ou aux Africains. C’était pour le monde entier», a expliqué hier Cheikh Ahmed Tidiane Guèye, coordonnateur et chargé de communication de la communauté Nabyla, au cours d’une conférence de presse.
D’après lui, le «khalife de Dieu sur terre» avait pour mission essentielle de faire «réconcilier les hommes avec leur Seigneur Tout-Puissant, d’appeler les musulmans à se repentir et à se conformer aux préceptes de l’islam, à se détourner définitivement des interdits fixés par Allah et en un mot vivre humainement sa religion islamique en conformité avec les recommandations de Allah».
bgdiop@lequotidien.sn

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