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La 4ème édition du festival Nangadef, qui s’est ouverte depuis le 13 octobre passé, se poursuivra jusqu’au 17 octobre. L’objectif est d’impulser le développement de la commune de Birkelane qui se trouve à 239 km de Dakar, grâce aux cultures urbaines. Cette année, le festival Nangadef a reçu une subvention du Fonds de développement des cultures urbaines. Ceci résonne comme une assurance aux yeux des autorités administratives qui ont elles aussi décidé de soutenir le festival.

Utiliser les cultures urbaines pour impulser le développement tout en mettant l’accent sur la sensibilisation des problèmes de santé que rencontre la commune de Birkelane. C’est l’objectif du festival Nangadef qui en est, cette année, à sa 4ème édition. Ainsi depuis le 13 octobre dernier et jusqu’à mardi prochain, des ateliers aux thématiques aussi variées que ludiques sur les cultures urbaines sont en train d’être organisés. Mais aussi, des concerts avec Matador, Fuk n kuk, des débats et une cérémonie de don de sang sont au programme. Financé par le Fonds de développement des cultures urbaines, ce festival ambitionne d’offrir à la jeunesse de Birke­lane un centre socioculturel à l’image de Africulture urbaine de Dakar. Ceci va contribuer à l’éclosion des talents dans cette commune qui se trouve à quel­que 239 km de Dakar.
«C’est Matador qui m’a donné l’idée de faire un festival de rap à Birkelane. La première édition a eu lieu en 2012 et c’est grâce à Africulture urbaine, qui a déployé des moyens conséquents, et au maire de la commune qui a mis une enveloppe de 500 mille Cfa. A cette période, les gens ne savaient même pas ce que c’est qu’un festival encore moins le rap. On a organisé un concert et le district sanitaire a fait une journée de sensibilisation sur le sida», a expliqué Mame Modou Fall, directeur du festival Nangadef et non moins membre de Africul­ture urbaine. Son souhait au­jour­d’hui est de disposer d’un studio d’enregistrement musical, une salle de spectacle et de formation aux métiers des cultures urbaines. Car informe-t-il, le festival Nangadef a suscité des vocations. En effet, lors de la première édition, la commune ne comptait que 2 groupes de rap. Entre 2012 et 2017, ce nombre a été multiplié par 10. Ainsi ils sont « 20 groupes de rap dans la commune, 4 groupes se sont déplacés sur Dakar pour continuer leur carrière et un pensionnaire des Beaux-arts».
Conscientes de l’impact de ce festival sur les populations, les autorités administratives n’ont pas hésité à le soutenir. «Le préfet a organisé un Conseil départemental de développement sur ce festival. On veut que les 8 maires du département déboursent chacun 1 million Cfa pour qu’on puisse faire 8 événements dans le département l’année prochaine. C’est le premier pas vers un festival international», a dit le directeur du festival. Même si le maire progressiste de Birkelane, Fallou Fall, a été l’un des premiers à croire à ce projet, l’apport du Fonds de développement des cultures urbaines  a provoqué l’intérêt des autorités sur le plan départemental. «Ce sont les ressortissants du département et les autorités qui finançaient le projet avant l’avènement du Fonds de développement des cultures urbaines. Maintenant ce fonds nous donne une assurance et une crédibilité», a reconnu le directeur du festival.
mgaye@lequotidien.sn 

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