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Le G7 met la pression sur le gouvernement. Après les grèves et les marches, les syndicats les plus représentatifs du système éducatif envisagent de boycotter les évaluations du second semestre. C’est l’un des points de leur 4ème plan d’actions qui démarre aujourd’hui avec un débrayage à 9h.

Les négociations entre le gouvernement et le Groupe des 7 syndicats les plus représentatifs de l’éducation (G7) sont au point mort. Les syndicalistes, déterminés à voir leurs revendications satisfaites, durcissent le ton. Après leur 3ème plan d’actions ponctué par des grèves et une marche à Thiès la semaine dernière, ils comptent remettre ça. Ainsi, ils ont prévu un débrayage aujourd’hui à 9h et demain qui sera suivi de visite dans les établissements.
Le G7 va poursuivre sa lutte, la semaine prochaine, avec un débrayage le mardi 3 mars et une grève totale le lendemain. Le jeudi après un débrayage à 9h, les enseignants vont tenir des sit-in dans les Inspections d’académie et Inspections d’éducation et de la formation. La principale nouveauté dans ce 4ème plan d’actions, c’est le boycott des évaluations du second semestre. Les enseignants membres du G7 ont entamé leur mouvement depuis mi-janvier, entre-temps ils ont eu à rencontrer les membres du gouvernement. Mais rien de concret n’a découlé des échanges avec le ministre de la Fonction publique et aussi son collègue Cheikh Kanté, chargé du monitoring des accords. A chaque fois, les syndicalistes soutiennent être sortis de ces rencontres avec des promesses et des assurances qui ne les ont pas convaincus. Le G7, qui regroupe le Sels, le Sels/A, le Cusems, le Saems, l’Uden, le Siens et le Snelas/Fc, exige le respect des accords signés avec le gouvernement le 30 avril 2018.
Depuis la signature de ces accords, les syndicalistes estiment que peu d’efforts ont été faits par le gouvernement. Alors que les autorités, de leur côté, soutiennent qu’ils ont respecté les accords, notamment l’indemnité de logement qui a connu une hausse, les rappels payés et les actes délivrés.
Concernant les rappels et les actes, les enseignants estiment que les lenteurs administratives persistent toujours. D’ailleurs, après leur rencontre avec le ministre de la Fonction publique le 16 janvier dernier, Saourou Sène, Secrétaire général du Saems, n’était pas convaincu des chiffres avancés. Ceux-ci faisaient état de 21 mille 954 actes délivrés sur un total de 41 mille 230 agents concernés. Sceptique sur ces chiffres, le Secrétaire général du Saems avait fait savoir que le baromètre c’est la réalité sur le terrain où les enseignants se plaignent toujours des lenteurs administratives. Aujourd’hui, malgré les perturbations notées dans le système éducatif, les choses n’ont pas évolué. La présidente du Haut conseil du dialogue social (Hcds), qui s’inquiète de la situation, annonce une rencontre avec les syndicalistes aujourd’hui, «pour discuter avec eux sur tous les voies et moyens de sortir justement de cette crise». Dans la même veine, Innocence Ntap Ndiaye envisage aussi d’aller «vers le gouvernement pour une solution définitive de ces questions de rappels, de Dmc et de l’habitat social». La présidente du Hcds réussira-t-elle là où Cheikh Kanté et Mariama Sarr ont échoué ? Les prochains jours nous édifieront.

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