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Le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du plan Sénégal émergent (Bos), a remis, la semaine dernière, une enveloppe de 5 millions de francs Cfa, au Mouvement des femmes de développement de la zone Nord. Ceci pour renforcer leurs capacités, afin qu’elles puissent accéder aux institutions de crédits.

Une des doléances fortes du Mouvement des femmes de développement de la zone Nord, composé de 150 groupements de femmes, vient d’être satisfaite, par le Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du plan Sénégal émergent (Bos). Ibrahima Wade a remis, jeudi dernier, audit mouvement qui s’active dans le développement économique, notamment dans des activités génératrices de revenus et d’autonomisation de la femme, une enveloppe de 5 millions de francs Cfa pour renforcer leurs capacités d’accès aux financements afin de développer davantage leurs activités. «C’est un partenariat que nous avons noué avec la mutuelle Dolél Djiguène de Thiès, le Mouvement des femmes de développement et la structure de la ministre-conseillère, Mme Ndioro Ndiaye, pour la mise au départ d’un montant de 5 millions de francs Cfa», indique le Dg. Et d’expliquer : «C’était un engagement que nous avions pris avec les femmes de la zone Nord, et c’était d’aller chercher des partenaires et de venir les accompagner dans leurs activités économiques. C’est ce que nous sommes venus concrétiser aujourd’hui en amenant la ministre-conseillère du président de la République, Mme Ndioro Ndiaye, qui est une ancienne du développement social, de l’autonomisation des femmes mais qui est également à la tête d’une organisation de financement qui a développé un modèle de financement à Rufisque.» Lequel modèle, précise Ibrahima Wade, «fait partie d’un financement d’un montant de 15 millions de francs Cfa qui a été multiplié de près de 113 millions. Et nous voulons que ce modèle soit dupliqué pour les femmes de la zone Nord». C’est dans ce cadre, indique-t-il, que «nous avons rencontré les femmes pour les présenter le modèle qui correspond parfaitement à ce qu’elles veulent. Aussi nous les avons présenté des opportunités additionnelles, ne serait-ce que par rapport à ce que le Plan Sénégal émergent (Pse) permet comme opportunités d’insertion dans des nouvelles filières dont la diversification, le traitement de la gomme arabique, les activités de production et de transformation des produits horticoles et de céréales, autant d’activités dans lesquelles elles sont prêtes à s’insérer». Mieux, ajoute le patron de la Bos, «nous avons aussi retenu dans les semaines à venir de faire bénéficier à ces femmes, des sessions de formation de façon spécifi­que parce que nous voulons que les activités de crédits démarrent avant le mois de ramadan». Ibrahima Wade a également retenu, dans le cadre du programme, de faire venir à Thiès, les «structures de financement que l’Etat a mises en place comme le Fongip et autres», pour «qu’elles jouent leur rôle dans ce processus, ce qui va contribuer à amoindrir le taux étant entendu que si le crédit est bonifié, cela peut aider à amortir le taux et justement faciliter l’augmentation des bénéfices». Aussi, poursuit-il, avec «le lancement par le président de la République de la Délégation à l’entreprenariat rapide pour les jeunes et les femmes, il est important que les futurs bénéficiaires soient capacités». Et de signaler : «Nous souhaitons que les membres du mouvement des femmes de développement de la zone Nord soient parmi les premiers bénéficiaires de ces financements de la Der, parce qu’elles auront été capacitées et auront une mise de départ qui fait que quand le fond sera là, elles seront déjà en activité de travail.»
Pour sa part, la ministre-conseillère, Mme Ndioro Ndiaye, a salué l’initiative qui entre, selon elle, dans le cadre du Pse. Pour elle, «le Pse ne peut s’exécuter sans le plus de la moitié de la population, en termes de démographie mais également en termes de ressources humaines de qualité».
nfniang@lequotidien.sn

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