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En prélude au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le Centre des hautes études de défense et de sécurité(Cheds) a tenu une conférence de presse ce mercredi  pour dévoiler les grandes composantes de l’évènement. La rencontre, prévue les 5 et 6 novembre 2018, a pour objectif de renforcer les échanges entre experts, autorités politiques, forces de défense et de sécurité ainsi que partenaires internationaux sur des questions de sécurité, de paix et de développement durable.

L’Afrique continue à faire face à des menaces multidimensionnelles telles que les conflits armés, la criminalité, le terrorisme, l’insécurité dans les espaces numériques et frontaliers. Le Forum international  sur la paix et la sécurité, qui se tiendra à Dakar au centre international de conférence Abdou Diouf, est un début de réponses à ces problématiques de sécurité nouvelle. Cette rencontre de 2 jours, selon le général de brigade Paul Ndiaye, directeur  du Centre des hautes études de défense et de sécurité (Cheds), offre l’opportunité aux décideurs pour échafauder de nouvelles stratégies face aux enjeux sécuritaires du continent. Mieux, poursuit-il, un Etat n’est pas pourvoyeur de développement s’il n’est pas pourvoyeur de sécurité. A cet effet, souligne-t-il, ces défis interpellent la capacité des décideurs et des systèmes de sécurité à assurer la maitrise des différents espaces physiques et virtuels et à apporter des réponses à l’extrémisme violent et à la criminalité organisée afin de prendre en charge les problèmes majeurs de sécurité.
Le thème «Paix et sécurité en Afrique : enjeux de stabilité et de développement durable», retenu cette année, se propose d’explorer les problèmes de développement et de sécurité en mettant l’accent sur l’opérationnalisation du lien existant entre ces deux concepts. Convaincu qu’il ne peut y avoir de sécurité sans le respect des libertés individuelles, le Forum 2018 s’ouvre ainsi  à une nouvelle dimension, celle des droits humains. De l’avis du général de brigade, le forum permettra d’examiner le lien de causalité entre sécurité et développement. Toujours dans cette perspective et en continuité avec les éditions précédentes, les experts se pencheront sur droits, justice et libertés face aux enjeux sécuritaires, sur l’importance de l’opérationnalisation du lien entre développement durable et sécurité. Enfin, la réflexion sur les perspectives de coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme et l’extrême violent sera au cœur des discussions, qui seront menées par plus de 600 participants, constitués d’autorités politiques, de diplomates, de membres de forces de défense et de sécurité, d’universitaires ainsi que des membres de la Société civile et des collectivités locales venant de plusieurs pays.
bseck@lequotidien.sn

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