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Dakar sera à partir de demain, et pendant dix jours, la capitale des arts. Pour cause, le début du Partcours. Cette année, 19 galeries et une cinquantaine d’artistes participeront à l’événement, selon les organisateurs. «Les espaces et les vernissages se font par quartier : il y a, entre autres, la galerie Arté, le laboratoire Agit’Art de Joe Ouakam, la galerie Antenna, le Manège et la Galerie nationale (Plateau), l’Agora, la galerie Kemboury et Kër Thiossane (Point E- Bourguiba), l’Espace Médina, le centre culturel Maurice Guèye (Rufisque), l’espace culturel de la mairie de Keur Massar, Loman art house (Liberté 6), le Village des arts (Patte d’Oie), les Résidences vives voix, British Council, Raw material company (Zone B), l’Atelier céramiques des Almadies…», a détaillé Thérèse Turpin Diatta, l’une des organisatrices.
Partis du constat qu’à part la Biennale des arts contemporains, il n’y avait «rien» à Dakar, plusieurs galeristes se sont retrouvés en 2012 pour lancer le Partcours. 5 ans après, ses initiateurs, Maoro Petroni des Céramiques des Almadies et Koyo Kouoh  de Raw material company, expliquent pourquoi ils ont voulu une telle rencontre. «On s’était rendu compte qu’il n’y avait pas assez de dialogue entre nous. Souvent, il est arrivé que deux galeries fassent des vernissages le même jour. On s’est dit qu’il faut coordonner. Et à partir de là, on s’est dit pourquoi on ne ferait pas une manifestation commune où chacun garde son identité, son projet, mais on ouvre toutes nos galeries à la même période.»
Le Partcours qui en est à sa 5ème édition reste toujours inscrit dans cette dynamique. Sauf que cette année, certains galeristes n’ont pas répondu à l’appel. «La 1ère édition on était 14, la 3ème entre 20 et 22 et maintenant on est 18 ou 19», confie Mme Diatta qui, malgré tout, reste optimiste. «Il y a des espaces qui bon an mal an sont toujours là. D’autres, pour des raisons économiques, n’ont pas pu suivre. Et d’autres, pour des raisons de programmation, n’ont pas voulu rester dans le Partcours», explique-t-elle.
Cela mis à part, le Partcours compte sur la cinquantaine d’artistes qui participeront aux expositions pour attirer le public. Déjà de grands noms retiennent l’attention. «Le Partcours ouvre ce jeudi à Arté avec Soly Cissé. Il y a Boubacar Touré Mandemory, Barkinado Bocoum, Henri Sagna (sélectionné à la biennale de Dakar de cette année) et d’autres noms moins connus», a annoncé Maoro Petroni. Pour ce dernier, l’ambition reste de «se structurer» et de «se solidifier». «Etre à la 5ème édition, c’est déjà un gage de solidité et de durée. Mais il faut relever la fragilité et la précarité des espaces qui étaient là et qui sont partis.»
aly@lequotidien.sn

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