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Le 5ème Sommet africain de l’internet a été officiellement ouvert hier par le Premier ministre. Cette rencontre qui a démarré depuis le 29 avril dernier et qui va se poursuivre jusqu’au 11 mai prochain sera une occasion d’échanger et de partager les bonnes pratiques pour booster le secteur de l’économie numérique.

Le Sénégal accueille depuis le 29 avril le 5ème Sommet africain de l’internet. Cette conférence qui va se poursuivre jusqu’au 11 mai prochain regroupe les organisations s’occupant de la coordination et de la gouvernance de l’internet. Hier, lors de l’ouverture officielle de cet évènement, le Premier ministre qui a rappelé l’importance que le gouvernement accorde aux technologies de l’information et de la communication est revenu sur l’intérêt d’accueillir une telle rencontre. Selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, «le gouvernement du Sénégal considère le numérique comme un catalyseur pour la transformation structurelle avec une contribution du secteur des Tic de plus de 12% aux recettes budgétaires». D’ailleurs, d’après lui, c’est dans cette optique que la Stratégie nationale du Sénégal numérique a été adoptée avec comme «ambition d’apporter davantage de croissance et de porter la contribution du numérique au Pib à 10% à l’horizon 2025». Ainsi, pour M. Dionne, ce sommet va «contribuer au renforcement de capacités des acteurs du numérique, aussi bien du public que du privé». De même, il soutient qu’il va contribuer à la mise en place de mesures pour booster les investissements dans le secteur de l’économie numérique.
Parlant des mesures prises par le Sénégal, le Premier ministre estime que «des efforts ont été consentis pour rendre l’internet accessible à tous avec un coût abordable». D’après M. Dionne, il s’agit, entre autres, de la mise en place des points d’échange internet, l’attribution de 3 nouvelles licences aux fournisseurs d’accès à internet à 3 entreprises sénégalaises, l’octroi de licences à 3 opérateurs mobiles virtuels, l’assouplissement des conditions d’exercice pour les fournisseurs d’accès à internet à travers le remplacement des licences. «L’ensemble de ces mesures devraient permettre de renforcer la concurrence des divers offres et services, de baisser les coûts et améliorer l’accès des populations aux ressources numériques», a-t-il déclaré. Abondant dans le même sens, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a fait savoir que le Sénégal a un taux de pénétration à l’internet de 62,9%. Selon Abdou Karim Sall, «pour une population de 15 millions, le Sénégal a 9 millions d’utilisateurs d’internet dont 98,6% se connectent à travers le mobile». Listant les résultats obtenus dans ce domaine, il fait état d’une «croissance trimestrielle de 2,7% du parc global de ligne internet». «Nous osons ainsi espérer qu’avec l’arrivée des 3 nouveaux fournisseurs d’accès à internet, dont les activités ont commencé le 27 mars 2018, pouvoir renforcer la concurrence, améliorer le taux de pénétration et démocratiser l’accès à internet», a-t-il fait savoir. S’agissant des projets de l’Artp, M. Sall informe que l’organe compte poursuivre son action dans les mois à venir. Revenant sur l’importance de ce sommet qui «est un moment d’échange et de partage», le Dg de l’Artp informe qu’ils ont profité de cette occasion pour prendre «en charge la formation payante de près de 70 Sénégalais sur les 150 participants». «Nous osons espérer que cela va constituer un catalyseur pour l’accélération du développement des techniques de l’information et de la communication. Cette semaine sera une occasion de discuter sur les meilleures pratiques, de renforcer les capacités des ressources internet», a-t-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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