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«Il n’y a pas de risque de famine au Sénégal.» Le ministre porte-parole du gouvernement se veut clair. Le plan d’urgence adopté hier lors d’une réunion interministérielle sur la sécurité alimentaire vise à barrer la route «aux portes de vulnérabilité que représentent les départements de Bambey, Malem Hodar, Matam, Kanel, Goudiry et Tambacounda». Ainsi, ils sont plus de 428 mille individus concernés par ce plan. Il leur sera distribué 15 kg de riz par personne pour une période de 3 mois, soit de juin à août, pour un coût total de 4 milliards 291 millions de francs Cfa.
S’agissant de l’opération de sauvegarde du bétail, selon Seydou Guèye, le Premier ministre a donné des instructions «pour finaliser l’étude afin d’ajuster le montant requis pour un déclassement dans 3 semaines. Cette opération va porter sur 2 types de prestations : la vente subventionnée d’aliments de bétail et la distribution de déparasitant pour garder un profil physiologique de qualité». Toujours dans ces 6 départements, 2 dépistages seront faits pour «apporter les compléments alimentaires nécessaires et transférer, si la situation l’exige, vers les services de santé pour un meilleur suivi du patient».
Expliquant les causes de cette situation de vulnérabilité, Sey­dou Guèye a pointé du doigt les caprices de la pluviométrie et des facteurs «climatogènes». Le porte-parole du gouvernement dit : «La saison passée, nous avons eu 5 périodes de semi. La pluviométrie peut conduire à avoir quelques appréhensions sur la production.» Néanmoins, il reste persuader que «le niveau de production dans notre pays nous permet d’être tranquille même si la responsabilité du gouvernement est d’anticiper et de travailler de façon préventive à la gestion des situations difficiles. Dans ces 6 départements, il ne s’agit pas de crise, mais de situation de vulnérabilité qui pourrait évoluer vers une situation à risque. Et le plan d’actions a pour objectif de conjurer ce risque». Seydou Guèye a, en outre, donné des garanties qui «prouvent que le Sénégal ne connaît pas de famine». Pour lui, «le pays n’est pas concerné par le risque de la famine et la preuve : les partenaires au développement consacrent leur soutien et leur rapport aux politiques de développement telles que les bourses de sécurité familiale. Mais aussi la production céréalière se chiffre à plus de 2 millions de tonnes même s’il est vrai que sur l’arachide on a connu une petite baisse de 5% par rapport à l’année précédente. Mais des situations comme ça conduisent à des alertes».
mgaye@lequotidien.sn

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